A peine j’ouvre les yeux, une « coming of age story » à ne pas rater

Récompensé par quatre prix lors de la 26ème édition des JCC, le premier long-métrage de Leyla Bouzid, A peine j’ouvre les yeux, est un chef d’œuvre à voir absolument .
Plusieurs sont les réalisateurs qui essaient de rendre hommage à la jeunesse tunisienne sur grand écran, mais peu sont ceux qui arrivent à le faire d’une manière réelle et authentique.

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Dans son premier film, Leyla Bouzid nous invite à découvrir le passage difficile de l’adolescence vers l’âge adulte à travers Farah (Baya Medhaffar), une jeune femme de 18 ans qui chante au sein d’un groupe de musique engagé dans une Tunisie qui ne connaît pas encore la liberté d’expression.
L’aube du printemps arabe ; Farah, rebelle et insouciante, a un grand désir de liberté.

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C’est avec La musique et le chant qu’ elle exprime sa révolte contre l’ancien régime avec son groupe de rock. Mais la jeune femme doit faire face à beaucoup de pressions ; les reproches de sa mère qui la veut étudiante en médecine, les premières peines d’amour et la censure imposée par le régime de Ben Ali.

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A peine j’ouvre les yeux, capture avec puissance, honnêteté et expressivité la vie quotidienne tunisienne sous une oppression tyrannique et rend hommage  à la jeunesse tunisienne et aux jeunes artistes assoiffés de liberté.

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Le film a raflé quatre prix lors de la 26ème édition des JCC ; le Tanit de Bronze, le prix du jury TV5 Monde, le prix de l’UGTT pour le meilleur décor et le prix de la fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI).

Et ce n’est pas fini , il  vient également d’être sélectionné dans la compétition officielle du festival du cinéma méditerranéen de Bruxelles qui se tiendra du 4 au 11 décembre 2015.

A peine j’ouvre les yeux sera projeté dans les salles tunisiennes à partir du 13 janvier 2016.