Accompagner un tabagique dans son sevrage : Un travail à plein temps !

Les méfaits du tabac n’ont plus besoin aujourd’hui d’être énumérés, et ce tueur silencieux et d’ores et déjà identifié et fiché ! Alors naturellement, lorsqu’un proche tabagique exprime la volonté d’arrêter, on n’a qu’une envie, celle de le soutenir dans sa démarche. Mais l’on se rend très vite compte que c’est loin d’être aussi facile, et que c’est même un travail à  plein temps !

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Un type de dépendance propre à chacun

Le tabac est une substance fortement addictive, c’est un fait. La dépendance des grands fumeurs est telle que leur organisme a besoin de nicotine pour bien fonctionner, on parle de la dépendance physiologique. Mais il y a aussi la dépendance psychologique, à ne surtout pas sous-estimer ! En effet, même si l’organisme ne réclame pas sa dose de nicotine, le geste de tenir la cigarette, son odeur, le rituel qui l’enveloppe sont autant d’expression de la dépendance psychologique que de motifs de rechute. Pour bien accompagner un tabagique, il faut donc d’abord l’aider à identifier le type de dépendance, afin de mieux prévoir le mode de soutien et les outils de substitution.

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L’addiction et ses revers

Il ne faut surtout pas s’y méprendre ; le tabagisme provoque une véritable addiction, comme c’est le cas des autres drogues dures. Il est donc tout à fait normal que le processus de sevrage soit aussi long, difficile et fastidieux que possible. Il est aussi tout à fait normal qu’il soit accompagné de manque, avec ce que cela engendre de gêne physique certes, mais aussi de mauvaise humeur, de crises de colère et de mauvaise foi. En tant qu’accompagnateur, l’on se doit de faire la part des choses entre l’expression du manque –de la maladie en quelque sorte- et ce que pense réellement au tabagique. Même si cela risque d’être assez difficile à vivre, il ne faut pas perdre de vue l’objectif –continuer à soutenir coûte que coûte !- Pour s’aider à garder le cap on peut se répéter que c’est la maladie qui parle et tenter au mieux de ne pas prendre les remarques désagréables et les pics personnellement.

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Un chemin à plusieurs étapes vers l’abstinence

La dépendance au tabac est considérée comme un trouble chronique, dont le sevrage est un chemin cabossé ! Oui, c’est loin d’être une ligne droite où chaque jour est plus facile que le précédent ! Certes, il y a des étapes clés, des moments où l’on sent le manque diminuer, où on se rend compte que l’emprise du tabac est de plus en plus faible. Mais le chemin vers l’abstinence est tortueux et l’on risque bien souvent de se heurter à des situations crispantes, où le manque se fait plus grand. Ce sont là autant d’ouvertures vers des rechutes et des situations à risques. En bon accompagnant, on se doit d’être à l’affût de ce genre de situations pour pallier à tout risque ! On peut offrir la présence et le soutien nécessaire pour aider le tabagique à les supporter, ou au mieux, on les identifie à l’avance pour les éviter !

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Ce qui est certain, c’est qu’accompagner un tabagique dans son sevrage n’est pas chose facile et demande à l’accompagnant de se renseigner au maximum pour comprendre un tant soit peu ce que traverse son proche !