News Fashion : Azza Slimene les yeux « grands fermés » pour la maison Rabih Kayrouz

Flirtant entre la muse orientale, exotique et incessamment fantasmée et la jeune femme fraîche, pétillante et ultra-moderne, Azza répond à un brassage culturel que le monde de la mode recherche à chaque saison. De même, le créateur libanais, Rabih Kayrouz, qui défile depuis plus de dix ans dans la « Haute » parisienne, cherche à introduire un héritage oriental dans ses défilés parisiens, confirmant ainsi une ouverture et un va-et-vient excitant entre deux culture qui ont tendance à s’observer de loin.

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Eyes wide shut ❤ @rabih_kayrouz

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Quand muse et artiste ne font plus qu’un

Azza Slimene défile aussi bien pour des marques « tendances » comme Agnès b., que pour des marques aux exigences plus poussées et ayant un public plus « sélect ». C’est cette aisance qui lui permet, à chaque Fashion Week et depuis, deux saisons, à chaque Fashion Week Parisienne de se démarquer de ses pairs. Toutefois, le dernier défilé de Rabih Kayrouz, combinant des robes fluides façon « abayas » à des blazers colorés et mixant babouches flashys et robes froufroutées à la palette chromatique plus neutre, a parfaitement épousé la dualité culturelle de Azza Slimene comme si, in fine, cette collection et surtout, la robe qu’elle a portée lors de son premier passage, était faite pour elle. Certes Azza Slimene n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’elle a déjà défilé pour la maison Rabih Kayrouz, mais on avait l’impression que les univers de l’artiste et de sa « muse » se faisaient écho rendant ainsi ce défilé magique.

Minimaliste dans la forme avec une touche fantaisiste dans le choix des coloris, celui qui a toujours « voulu créer des vêtements » a encore une fois réussi à sublimer la Femme en déclinant la robe, vêtement fonctionnel, atemporel et simple, au gré de ses envies.