Capharnaüm ou le film de la vérité

Capharnaüm, bazar, désordre… Un fouillis, un bric-à-brac où on peut trouver tout et n’importe quoi. Un dépôt de choses et d’autres, un dépôt de choses qu’on ne prend pas toujours le temps de trier.

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Capharnaüm, choisi comme titre de film, témoigne d’un bouleversement, d’un désordre, un bric-à-brac d’identités et de problématiques diverses. Il peut également faire référence aux oubliés.

Un film où les acteurs jouent et rejouent leurs propres rôles, ils jouent leurs propres vies, leurs vécus, leurs tourments. C’est cela qui donne cette touche particulière et inimitable à ce film. C’est ce parfum de vérité qui s’offre au spectateur, qui lui ouvre la voie et lui fait ressentir des pans du vécu des acteurs. On ne cache rien au spectateur, on n’arrondit pas les angles. Le spectateur a droit à la vérité.

Nous savons que d’habitude, les acteurs doivent s’adapter au scénario du film : apprendre un texte, entrer dans la peau du personnage… L’esprit de « Capharnaüm » est à l’opposé, le scénario a été parfois été adapté en fonction des acteurs. D’ailleurs, le plus surprenant comme le dit Nadine Labaki la réalisatrice du film, c’est le parallèle entre la fiction et la réalité. Quand dans le film, un de ses personnages se fait arrêter, la même chose se passe en réalité. Cette imbrication entre film et réalité fait la singularité du film.

Capharnaüm est un film intéressant à divers égards. Il y a d’abord le choix des problématiques du film. Il y a aussi la réalisation et l’esprit même du film. Capharnaüm ou le film de la vérité. A voir.

Saviez-vous que ?

  • Capharnaüm a remporté le prix du jury au festival de Cannes
  • L’un des acteurs principaux « Zaïn » est un réfugié syrien au Liban
  • Le film a été tourné dans des conditions difficiles