Chanel addiction : Lancement du parfum Gabrielle !

chanel-couverture

Lundi 11 septembre, décollage immédiat pour l’équipe de FFDesigner. Une destination tenue secrète jusqu’à l’arrivée. Casablanca ou Casa, destination « mère » pour tout amateur d’art, de chic et de luxe. C’est donc dans un état d’esprit sophistiqué qu’a eu lieu le lancement de Gabrielle, nouvelle fragrance de la maison Chanel.

Une nuit féerique

Avant de dévoiler, à rebours, le nouveau parfum-vedette de la maison, on a eu droit à une nuit de magie. Pour faire –encore- durer le suspense, on était convié au Four Seasons Hotel. Palace imprégné d’art contemporain, le choix d’un tel lieux n’est pourtant pas anodin. Une décoration contemporaine aux couleurs dorées, tout a été mis en œuvre afin d’égrener quelques indices, avant de découvrir Gabrielle. Mystère, malice et modernité, n’est-on pas ainsi face à ce qui sied le mieux à la personnalité de Gabrielle ?

Cet article pourrait vous intéresser : Kristen Stewart : Le visage du nouveau parfumChanel

Butiner de découverte en découverte

Après un dîner copieux, au Cabestan Ocean View, un des restaurants les plus huppés de Casa, suivi d’une nuit de sommeil, on part au Loft Art Gallery. Une galerie d’art pilotée par deux jeunes trentenaires, ambitieuses et dynamiques, Gabrielle n’est jamais bien loin. Fondée en 2009 par Yasmine et Myriem Berrada, la galerie se voulait avant-gardiste. Guettant les nouveautés, le duo a fait de l’Art contemporain l’épicentre du Loft, un endroit rêvé pour lancer un parfum d’une telle envergure. Symbole de force, de liberté et d’insoumission, c’est dans un tel contexte que le film Gabrielle nous fut dévoilé. On a au début découvert un « court-métrage » choc, d’une beauté inouïe. Réalisé par Ringan Ledwige avec Kristen Stewart dans la peau de muse et de réincarnation de l’esprit Gabrielle, ce film pouvait aisément s’intituler « Gabrielle est une métaphore ».

D’emblée, une sorte de renouveau se fait sentir. A l’instar du N5, Allure ou Coco, c’est la personnalité de Gabrielle et a fortiori le prénom Gabrielle, son ADN même qui a été mis à l’honneur. Cette impression a d’autant plus été étayée par Thomas Du Pré de Saint-Maur – Directeur général des ressources créatives Chanel Parfums Beauté et Horlogerie Joaillerie qui explique « Nous tenions à mettre en avant une émotion qui se capte en quelques secondes, raconter une sensation plutôt qu’une histoire. Parler d’une personne en particulier, et a fortiori de Gabrielle Chanel, est nouveau pour Chanel. Au lieu de retracer sa vie, nous avons choisi de mettre en avant sa personnalité libre et insoumise. Aujourd’hui, cette qualité est à mon sens la plus difficile et en même temps la plus impérative à avoir.»

Gabrielle, le parfum

o.49715

Une égérie rebelle, passionnée, prenant son envol –en témoigne la métaphore de la chrysalide- pour un parfum de caractère. En effet, c’est par le prisme des premières années de Gabrielle la « galérienne », orpheline et délicieusement maligne, que ce parfum a été élaboré. Olivier Polge, le nez de la maison, voulait un parfum « composé ». Artificiel, il l’est puisque synonyme de fantasme et d’inaccessibilité pour celui qui a imaginé Gabrielle à défaut de la connaître. Artificiel aussi car toutes les femmes sont mystérieuses, un autre legs savamment offert par Gabrielle. Or, derrière tout cet artefact, on entrevoit Gabrielle, sans filtre. Moments de doute, indécision et féminité, tout cela est véhiculé par un dosage subtil de fleur d’oranger de Tunisie,  d’ylang-ylang, de Jasmin d’orient et de tubéreuse de Grasse.

1500869805642236-gabrielle-chanel-fragrance-2017

Un bouquet d’une blancheur immaculée, quasi virginale, transpercé d’un coup. Fragile et brutale, sensuelle et masculine, fonceuse même dans ses moments de doute –Gabrielle est montée à Paris, « la Capitale » pour faire fortune, un coup de tête qui s’avère fructueux, a posteriori-, voici la fragrance du « fantasme du parvenu » ou celle retraçant note à note la réussite d’une fillette abandonnée par les siens.

In fine, Olivier Polge a fait fi des biographies, journalistiques ou romancées, afin d’invoquer l’esprit de Gabrielle.

Gabrielle, le spectre


Après une master classe parachevée par une vidéo explicative, on a découvert l’architecture de Gabrielle. Agrandie, le flacon frappant par son minimalisme, toujours fidèle à sa muse première, Gabrielle, devenait une œuvre d’art architecturale. Reflets d’or, transparence et érotisme latent, tableaux représentant la fameuse fleur hybride, création signée Olivier Polge… c’est entre histoire, souvenirs et contemporanéité qu’on a flâné. Une odyssée olfactive qui dépasse les murs de la galerie, une déclaration d’amour à la femme et un voyage dans le temps non sans quelques secousses émotionnelles, bienvenue dans l’univers de Gabrielle.