Ce qui a marqué la clôture des JCC 2018!

Ce samedi a marqué la clôture de la 29ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage. Entre les critiques sur les robes portées et les réactions de l’audience concernant les prix décernés, la rédac’ a effectué son investigation sur place pour vous faire part des highlights des JCC.

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Le speech un peu trop long de Nejib Ayed

 La cérémonie de clôture a débuté dans les alentours de 21h30 et les prix ont été décernés à 22h, à peu près. La raison de tout ce retard? Le speech d’ouverture de Mr. Nejib Ayed, directeur des JCC, deux fois d’affilée.

On est d’accord à ce que le directeur puisse bénéficier d’un discours pour clôturer le festival du cinéma comme il se doit, mais les invités ont commencé à s’en lasser un peu, à un moment donné puisqu’ils étaient conviés à 19h30 pour faire le tapis rouge sans avoir mangé un morceau. Donc, devoir subir un discours plus long que la dalle qu’ils crevaient était de trop.

Le sub-saharien et ses couleurs

Oh, comme on aime voir les couleurs éparpillées un peu partout au Carthage Film Festival, surtout quand elles sont portées par l’Afrique subsaharienne. En effet, les producteurs et les acteurs du Congo et du Kenya ont bien embelli la salle de la Cité de la Culture avec des robes pailletées, des combinaisons aux couleurs pastel, des hommes portant la jebba revisité avec des nuances tropicales ou des tenues ébouriffées fluorescentes.

Il faut dire qu’on envie ceux qui ont la peau brune ou métisse parce qu’ils portent les couleurs à merveille et ils nous l’ont si bien prouvé aux JCC:

Les prix mal attribués?

Quand les tanits de bronze, d’argent et d’or ont commencé à être décernés aux films et aux documentaires gagnants, les expressions faciales ont progressivement changé sur les visages qui étaient souriants sur le tapis rouge, une heure ou plus tôt.

Il est clair que les membres du jury ont fait leur liste des courts et long-métrages qui méritaient leurs oscars selon des critères bien précis, mais l’audience n’était pas 100% d’accord.

Surtout quand le tanit d’or pour le «long-métrage de fiction» a été attribué au film «Fatwa» de Mahmoud Ben Mahboud et non au film «Regarde-Moi» de Nejib Belkadhi.

Tout le monde –ou presque— était sûr que ce dernier allait remporter la récompense, si bien que certaines personnes ont commencé à crier le nom de Nejib Belkadhi, quelques secondes avant l’annonce qui les a, vraisemblablement, déçue.

Hélas, le palmarès des JCC n’arrivera jamais à satisfaire tout le monde.

Les prix mal distribués?

Et le meilleur pour la fin: Ce qui a montré un certain manque de tact et non-professionnalisme venant de certaines personnes dont on ne va pas citer les noms: La manière de passer la récompense de main en main.

Les tanits étaient présentés dans un coffret en velour rouge par deux hôtesses vêtues d’ensembles de la même couleur— on ignore encore leurs fonctions sur le podium— pour, ensuite, être offerts aux gagnants par de grands producteurs de cinéma.

Ont-il oublié qu’il fallait retirer le trophée et non pas le présenter dans le coffret? C’est comme si on vous a offert un pull et que vous l’avez porté avec son étiquette.

Mais bon, grosso modo, tout s’est bien passé, même avec la présence de Meriem Ben Moulehem à qui Adel Imam a sûrement dû manquer.

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