Le grand défilé de Esmod : Le débrief

Pour les étudiants en mode et en design, les « défilés » de fin d’année sont une véritable aubaine. Liberté créatrice, liberté d’expression véhiculée à travers le vêtement et surtout, l’impression de se projeter dans le futur en concevant une collection complète bref, ce passage par toutes les étapes de la création de mode est un véritable challenge pour les stylistes en herbe. On vous laisse découvrir avec nous le grand défilé de fin d’année de Esmod.

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Univers en éclosion, univers en construction

Pour nos jeunes poulains, les inspirations allaient de l’univers sci-fi, qui passe de Paco Rabanne au mooboard plus dark de Graig Green ou encore à celui du collectif vêtement, connu pour sa subversion au punk engagé de Vivienne Westwood. Mais au-delà des références perceptibles d’une mini-collection à l’autre, ce qui est récurrent, c’est l’intérêt que portent ces étudiants à l’upcycling. Radicale version bibendum écolo avec des slogans chocs ou plus doux via du patchwork, la majorité d’entre eux tend vers une mode éco-responsable et s’inspirent beaucoup plus des créateurs émergeants, soucieux de l’impact de l’industrie de la mode sur l’éco-système que des « Anciens ».

Le rock’n’roll était aussi l’un des leitmotivs de ce défilé. Epingles à nourrices rappelant la technique punk du DIY ou encore bas résille, vinyle et seins coniques à la Jean-Paul Gaultier, l’orthodoxie de la punkitude était bel et bien au rendez-vous mais avec un plus. Inspirés par plusieurs noms de la mode et labels, les étudiants nous ont pourtant montré qu’ils n’étaient plus dans l’étape du tâtonnement mais qu’ils avaient une vision claire de leurs futurs « brand ». En effet, ce qui était impressionnant, c’est le fait que chacun d’entre eux avait d’emblée une identité mode très nette.

La mode vue autrement

Cette identité n’est pourtant pas manifeste à travers le vêtement mais à travers ce qu’il veut nous communiquer. Philosophies multiples et différents mantras se sont faits échos, comme pour étayer le fait que l’industrie de la mode est en train de se repenser. La notion de « beau » n’est plus à prouver. Ce qui importe, c’est le sous-entendu, le latent et le subtilement caché. On a vu une célébration des minorités. Albinos, malades du cancer ou encore, « queer »… toutes les communautés ont dialogué et ont été réunies grâce à la mode.

Un podium cinq étoiles

Les « Anciens » de ESMOD ont aussi défilé, comme pour soutenir la génération d’apprentis de la mode qui vient de leur succéder. Cyrine Faillon, Seyf Dean Laouiti, Ahmed Talfit, Mehdi Kallel et enfin, Mouna Ben Brahem ont présenté leurs dernières créations sous l’œil admiratif du public et des étudiants. Leurs parcours étant une métaphore du succès, ils sont désormais un exemple pour cette promotion de ESMOD.

 

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Thank you @seyfdean for the amazing show It felt sensual and special as usual #90sbabes

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Enfin, c’était au tour des élèves d’être récompensés pour leur assiduité, leur rigueur et leur sens affûté de la mode. Onze d’entre eux se sont vus décernés des prix dans les catégories Prêt-à-Porter, Haute Couture, Mode Enfantine, Lingerie et Aiguille d’Or, un sésame qui récompense la crème de la crème d’entre eux.

Vous trouverez l’intégralité du palmarès dans cette vidéo.