Défilé Dolce & Gabbana ou cette ode à la diversité !

Mais surtout à la femme ou à ce féminin qui jongle brillamment et à la fois avec tradition et modernité. Une collection dans le sillage de la collection Versace mais en moins « dark » . Cela ne pouvait évidemment pas échapper à l’œil de lynx de votre Brune Patate puisque Dolce & Gabbana nous a offert l’autre pendant du féminisme: un féminisme dans la veine d’une Antoinette Fouque, c’est-à-dire qui miserait sur l’esprit de famille et sur la conservation d’un certain modèle tout en lui insufflant une touche moderne. En effet, à cette pléthore de féminin s’est mêlé le masculin pour montrer la complémentarité des deux sexes. On est bien loin de l’hégémonie du genre mais plutôt dans une forme de fusion et d’égalité.

© Photo: Yannis Vlamos / Indigital.tv

La femme Dolce & Gabbana ou ce caméléon du style:

Loin de vouloir enfermer la femme dans un carcan préétabli,  Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont plutôt privilégié le mélange des styles, quelque chose de baroque et d’hétéroclite, une sorte de « maximalisme » voulu et mis en avant. Costume, robe, jupe, sportswear ou chic assumé, du pointu en passant par le faussement négligé… dresser une liste définitive et exhaustive des styles qui ont jalonné ce défilé reviendrait à réduire toute sa portée universelle parce que oui: l’entrelacement des cultures allait de paire avec le mariage de tous ces styles.

Happy Family et big smile:

Esprit de famille oblige, la figure de la mater nourricière complétait celle de l’adolescente exubérante. Défilé des âges, défilé des cultures mais surtout, un magnifique livret de famille généreusement offert par cette maison quasi ancestrale.

Cet article pourrait vous intéresser : https://www.ffdesignermag.com/defile-gucci-alessandro-michele/

C’est bien beau de parler féminisme mais que devrait-on retenir niveau mode ?

D&G a très bien lifté le jean en s’amusant à le rendre tantôt régressif, tantôt bohème chic mais jamais ennuyeux et banal. L’ère du simple skinny dépourvu de fioriture semble bel et bien révolue. Aujourd’hui, place au cosmique, à une sorte de Life on Mars pour notre bon vieux best friend, le jean !

Le mot de la fin: Couronnée du début jusqu’au final du défilé, la femme D&G, bien qu’elle tienne à certaines de ses valeurs et bien qu’elle reste dans une forme de traditionalisme ou d’une zone de confort très cosy, elle n’en demeure pas moins moderne voire tentée par une forme de liberté nouvelle mais qui n’empiétera jamais sur sa propre éthique. Et c’est justement cette finesse qui nous manquait dans une ère exigeant de nous un choix alors qu’on peut très bien concilier entre vent nouveau et traditions soigneusement gardées de nos ancêtres.