Défilé Dolce & Gabbana Alta moda: De la magnificence à l’état pur !

Ils ont snobé la Fashion Week Haute Couture « officielle » pour présenter un show exceptionnel: Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont ainsi fait la part belle aux millennials en les coiffant de chapelets, de maxi couronnes bucoliques et d’autres magnificences dignes du faste italien.

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Sonia Ben Ammar faisait bien sûr partie des muses de ce tandem qui ne connaît que la démesure. Si côté looks, les 126 pièces qui ont défilé, rivalisaient d’ingéniosité et de prouesses esthétiques, côté make-up, la maison emblématique a freiné ses ardeurs. Teints de porcelaine dans un esprit de Renaissance ou a contrario teint halé, dans l’air du temps, les Dupond et Dupont italiens n’ont pas dérogé à la règle du maxi sourcil, soulignant gracieusement  les yeux en amande de leurs favorites. Mannequins  brunes incendiaires ou blondes légèrement mutines, ce sont plutôt les bouches qui ont apporté une touche colorée à ces ports de têtes altiers. Dolce and Gabbana aime le luxe et ne cesse d’exhiber son amour pour l’Italie d’antan. A bas les pièces monacales,  c’est la « monarchie » et la Cour italienne, célébrée pour son amour de l’art et de l’excès « baroque » qui régnait sur ce défilé. Luxuriance se mariait avec un rococo, plus gai que son patriarche pictural, le baroque. On n’a pas peur de trop en faire chez la griffe italienne.

À bouche que veux-tu ?

Subjugué par ces 50 nuances de rouge, on n’a pas pu détourner le regard d’un superflu outrageusement affiché. L’artifice, c’est l’essence de l’être. A bas donc le naturel, trop fade pour un duo qui carbure au clinquant, et place à cette ode de l’artifice, du superflu, de la flamboyance rouge carmin bref, de tout ce qui horrifierait les esprits bien-pensants. Silhouettes extravagantes, dentelées, perlées, colorées comme El Columpio et bouches vénéneuses, qui oserait goûter à un cru aussi envoûtant que fatal ? Exaltation des rétines en vue !