Enquête : mais où sont passés les hommes Tunisiens

C’est la question qui semble brûler toutes les lèvres féminines ces derniers temps : où sont les hommes ? Ces hommes si patients, si amoureux, si nobles, si galants, toujours prêts à rendre service, à faire des sacrifices pour nos beaux yeux… Les vrais hommes quoi ! FFDesigner a mené son enquête auprès de ses plus fidèles lectrices et il en est ressorti que certains spécimens existent encore bien qu’ils soient en nombre très réduit.

« Où sont les Feeeeeeemes, avec leurs gestes pleins de chaaaaaaaaarme, dîtes-moi où sont les femmes, femmes, femmes, femmes, femmes… où sont les feemmeeeee ? » nous chantait Patrick Juvet dans les années 70. Oui mais voilà, 40 ans après, la question est : où sont les hooooooooommes ? Certains rompent par SMS, d’autres se défilent quand il est question de fiançailles (mariage… engagement quoi !), quelques-uns ne payent jamais quand ils vous invitent au resto… non franchement, les hommes ce n’est plus ce que c’était !

Il est vrai que nous sommes nourries au sein des séries américaines où le héros est toujours éperdument amoureux et prêt à tout pour sa dulcinée mais nous ne demandons pas autant à nos tunisiens chéris ! Toutefois, il y a un minimum à observer ; un bouquet de roses de temps en temps, un mot doux en texto, un bisou avant de nous quitter… autant de petites attentions que nos hommes semblent perdre. Pire encore, ils remplacent le bon par du mauvais, comme la goujaterie ou encore la lâcheté !

Surpris par ces nouveaux hommes, nous avons décidé de mener notre enquête auprès de nos chères lectrices. Les avis sont tellement divergents que nous sommes encore plus perdus qu’au début de notre enquête ! Nombreuses sont celles qui se sont prêtées au jeu mais nous avons décidé de vous communiquer les témoignages qui nous ont le plus touchés/marqués…

Zeineb, 35 ans : « Je dois avouer que je ne cherche plus à comprendre ! Ils sont où ? Une chose est sûre, c’est qu’ils ne sont pas là ! Je suis restée en couple avec un homme pendant plus de 10 ans (ensemble depuis le lycée). À chaque fois que je lui demandais de venir demander ma main, il prétextait un problème familial. Un jour alors que j’étais dans une rage noire, j’ai décidé de lui mettre un ultimatum, soit il venait demander ma main ce Weekend, soit c’était fini entre nous. Au pied du mur, il a donc décidé (certes forcé) de venir ENFIN demander ma main. J’ai donc averti ma famille et pendant trois jours nous avons tout mis en œuvre pour des fiançailles digne de son nom. Samedi à 15h, je l’appelle, il répond et me dis qu’ils sont sur le point de venir. 16h je rappelle, il ne répond pas… sans doute occupé à se préparer… Mon père et mes oncles commençaient à perdre patience j’ai alors commencé à le matraquer d’appels et de SMS. Mais rien ! À 20h j’ai décidé de me rendre à l’évidence, ils n’allaient pas venir. J’ai donc enlevé ma robe, mon maquillage et j’ai dormi pendant 48 heures. Mais le plus douloureux ce n’était pas la lâcheté de mon bourreau mais le regard plein de tristesse et d’impuissance que m’avait lancé mon père… Alors ne me demandez plus où sont les hommes. Il rjél fil ktob… » avait conclu Zeineb encore émue bien que cela fait plus de 5 ans que son « drame » a eu lieu. Mais le pire, c’est que Zeineb n’est pas la seule à s’être fait larguer aussi lâchement aux portes du mariage ou des fiançailles…

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Certaines jeunes femmes célibataires se demandent vraiment où sont passés les hommes. comme Manel, célibataire depuis près de 2 ans.

Manel, 23 ans : « Je suis désespérée ! Me voilà célibataire depuis plus de 20 mois (oui je compte les mois). Et j’ai beau me demander pourquoi, je n’en sais fichtrement rien ! Je suis plutôt mignonne, j’adore lire et je suis très (d’après mes amis) rigolote mais j’ai du mal à trouver quelqu’un. Dans la rue, à la bibliothèque, dans les salons de thé… il n’y a plus d’hommes pour faire le premier pas (et attention, je ne parle pas de ‘pisssta… ma7lék’. Je parle d’hommes qui engagent la conversation). Bref, les seuls endroits où je me fais draguer, c’est sur le net (Facebook, plus précisément) et ça parle de tout librement, et ça dit des mots doux et ça s’engage à être présent dans une relation… puis quand vient le moment de se voir, il n’y a plus personne. Ils esquivent, ils deviennent soudainement timides ou trop pris… Bref, il n’y a plus personne. Non mais franchement, où sont les hommes ? »

Emna, 25 ans : « J’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari à l’âge de 19 ans. L’année de l’obtention de mon bac. Mon cousin avait organisé une soirée je m’y suis donc rendue ! Au fond de la salle, j’ai remarqué qu’un homme me regardait avec insistance. Il était beau et plutôt bien fait mais il semblait bien plus âgé que moi (je lui donnais facilement la trentaine). J’avais donc décidé de ne pas trop m’y intéresser. À la fin de la soirée, il est venu vers moi et certain de ce qu’il m’avançait, il m’a assuré qu’un jour je serai sa femme. Ça m’avait fait bien rire, mais je m’étais dit que c’était des paroles en l’air. Le lendemain matin, maman me réveille pour m’annoncer que « wild 3amtik 3akila » (une tante éloignée) avait flashé sur moi et lui demandait la permission de me voir ! Demander la permission de ma mère, carrément ! Alors non seulement il est ‘âgé mais en plus il a des manières d’un autre temps. J’ai bien sûr refusé. Mais devant l’insistance de mes tantes, j’ai fini par accepter. Il est donc venu me chercher le soir même : diner dans un restaurant luxueux et petit bouquet de roses… j’étais agréablement surprise. A la fin de la soirée, j’ai compris que ça allait effectivement être mon mari. À peine 1 an plus tard, nous nous marions et me voilà aujourd’hui épouse (et maman) on ne peut plus comblée d’un homme… un vrai ! »

Voilà une perle rare, aux manières raffinées. Faut-il croire que nos ainés avaient raison ? Faut-il revenir vers les bonnes vieilles méthodes ; 3amti fléna qui parle à tata falténa d’un jeune homme bien qui veut d’une fille « défya » ? Une chose est sûre, l’expérience de Molka nous prouve que parfois, les vrais hommes sont à portée de main mais qu’on les laisse bêtement filer !

Molka, 36 ans : « l’adage dit ‘un de perdu, 10 de retrouvés’ je me demande à quoi pensait le « sage » qui a pondu cette théorie ! Un de perdu, c’est un de perdu… surtout si c’est un homme comme on en fait plus. J’ai rencontré il y a quelques années un homme « parfait » ! classe, gentil, galant… en un mot, formidable ! mais il lui manquait quelque chose, je ne sais pas trop comment l’expliquer. Bref, j’ai fini par le quitter pour un bad boy, un homme qui comme on dit chez nous ‘mé yékséb mil rjouliya kén il ism’. Alors je ne sais pas si les « vrais » hommes ont disparu mais une chose est sûre, quand on en trouve un, il ne faut pas le laisser filer… »

Fatma, 40 ans : « qu’est-ce que vous voulez dire par un « vrai » homme ? C’est tellement relatif ! Une rebelle voit en l’homme parfait son égal, son compagnon de vie et n’attend rien de lui. Tandis qu’une fille plus réservée voit en l’homme idéal un second père, un protecteur et à bien des égards celui qui lui procurera tous ce qu’elle désire. Moi, je suis mariée depuis déjà 14 ans, je suis mère de deux enfants et après 16 ans d’amour, je peux vous assurer que la vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille. Mon mari est tantôt mon amoureux, tantôt mon amant, tantôt mon enfant, tantôt mon père et même parfois il est mon enfer. Ça ne fait pas de lui un homme exceptionnel ou un homme horrible, ça fait de lui MON homme, celui qui est parfait juste pour moi. Alors à votre question où sont les hommes ? La réponse est on s’en fout car la vraie question est : où est MA moitié. »

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C’est donc dans le témoignage très avisé de Fatma que nous avons trouvé notre réponse. Peu importe où se trouvent les hommes, le plus important est de trouver SON homme ! Courage mesdemoiselles, votre tour va bientôt arriver et si vous êtes comme Madonna ou encore Jennifer Lopez… sachez que votre douce moitié n’est pas encore née !