Instasphère : L’ère des influenceurs est-elle révolue ?

Ils sont adulés lors des défilés, reçoivent des produits par milliers et ont même détrôné Madonna puisque les nouvelles idoles s’appellent Chiara Ferragni, Enjoy Phoenix ou encore Sananas. Mais depuis quelques temps, ces nouvelles stars aka influenceurs digital –une notoriété 2.0 qui a débordé sur la vraie vie- ne sont plus aussi sollicitées.

Explication.

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Les études disent…

Selon Mobile Marketer et Hypebeast, les influenceurs anglo-saxons  auraient perdu 2% de leur pouvoir « d’influence » -traduit par le taux d’engagement sur les réseaux- , en passant de 4 à 2% mais ce n’est pas tout.  En effet, les « followers » seraient excédés par le raz-de-marée de posts sponsoriés, une pratique qui permet certes à l’instagrammeur de gagner sa vie mais qui détruirait sa crédibilité aux yeux de sa communauté. En fait, c’est ce manque d’authenticité, de plus en plus saillant, qui a ennuyé le « consommateur » des réseaux tout en le « poussant » à chercher ailleurs.

Le phénomène des micro influenceurs

Loin de dépendre d’une marque quelconque, les micro-influenceurs qui sont aussi des followers –et comptent entre 1000 et 5000 abonnés- s’expriment librement sur leurs comptes. Aucune censure, due à un partenariat ou à un sponsoring, ne leur est infligé. Résultat ? Ils disent haut et fort ce qu’ils pensent et surtout, ils s’amusent en faisant leurs « hauls » ou en disséquant une marque. Cette démarche les rendrait deux fois plus authentiques que les poids lourds du digital en leur permettant d’avoir plus d’abonnés. Libres à eux par la suite de s’engager ou pas sur le terrain déjà miné des partenariats ou de rester aussi cool en prenant les réseaux comme un jeu et non comme un job.

Cadeau empoisonné lorsqu’il devient un gagne-pain, l’influencing est sur la sellette. Battus par ceux qui leur ont permis d’arriver au « million d’abonnés », la chasse à la célébrité 2.0 risque bien de se terminer.