J’ai essayé pour vous…une séance de yoga du rire !

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Warning: Connue pour son sarcasme légendaire, la personne qui a écrit cette chronique n’est…pas quelqu’un de très recommandable. Lisez donc son texte, riez aux éclats mais faites l’inverse de ce qu’elle vous raconte ! Bref, cette fille est un cas désespéré et elle a testé pour vous une seance de yoga du rire. 

Yoga du rire,  le before : 

27 mars, une date fatidique pour moi. Je retrouve mon meilleur ami psy (oui, c’est celui de la positive attitude) pour qu’il me remonte le moral. « Tu devrais arrêter de lire Bridget Jones, c’est déprimant Fifi ! » et moi, qui réponds avec une voix mollassonne « j’ai envie de savoir comment je vais finir, histoire d’estimer le nombre de bonnets que je devrais tricoter pour mes futurs nains de jardin. Forever alone quoi ». Après, pour casser cette morosité ambiante, ledit psy me sort la blague du siècle « et si tu essayais une séance de yoga du rire ? Ça va te détendre » non mais, il s’adresse à la MAUVAISE personne là parce que:

  • Je ris -jaune- tout le temps.
  • Je ris trop.
  • Il est psy, donc IL est censé m’aider et non pas esquiver ses responsabilités…au nom de notre amitié !

« Arrête de faire ta gamine et ramène-toi ». Évidemment, yoga (du rire ou pas) pour moi était synonyme de Karlie Kloss et ses mouvements d’ex ballerine, de ventre super plat et ferme mais surtout, d’un énième prétexte pour faire du …shopping ! Il me fallait la tenue de la situation. Mon pote qui a appris à lire dans mes pensées, me suggère plutôt de le suivre. Il a une idée.

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Une patate…en pleine action !

C’est ainsi que je débarque dans une salle assez spacieuse où il y a…des ballons gonflables et colorés et une jolie da-dame qui m’invite à me détendre. Je soupire en pensant que je viens d’atterrir chez les bisounours. « Je file », me lance mon BFF, avec son éternel air enjoué, désolidarisation oblige. C’est ainsi que je me retrouve, malgré moi…chez les fous !

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La phase d’observation:

Un quart d’heure après, tous les adeptes de cette « secte » déboulent: des quinqua’ pour la plupart (impossible de trouver l’amour donc) et la da-dame de tout à l’heure  m’explique, vaguement, le concept « vous devez rire avec nous » euh…pas très bavarde la spécialiste ! « Vous allez comprendre ». Et là, je ne sais pas pourquoi, ni comment, je me suis mise à penser au rire chez Bergson. En gros, j’étais assaillie d’idées noires !

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Les gens autour de moi riaient, ou simulaient et moi, je déchantais ! « Qu’est-ce qui se passe mademoiselle ? » « et bien, ces gens pris de convulsions, me font un peu peur » la dadame rit et me répond que « c’est justement ça le but de la séance ». Donc, récapitulons: je dois faire semblant de rire parce que le cerveau ne fait pas la différence entre un rire « sincère » et un « rire simulé » ? J’ai continué sur cette lancée sarcastique en boudant et en me faisant toute petite pour observer des homo sapiens qui étiraient un peu trop leurs lèvres ! Voici ce que j’ai ressenti :

-Un malaise : vu l’absurdité de la situation.

-De la peur: des gens qui se mettent à rire sans aucune raison apparente, ça fout vraiment les jetons !

-Une sorte de nostalgie morbide: puisque je me souviens du rictus du pantin maléfique dans Chair de poule.

« Jouez le jeu mademoiselle ! » il fallait aussi que je tombe sur un boulet qui voulait entrer en connivence avec ma petite personne via des étirements faciaux.

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Yoga du rire, l‘after : 

Trop c’est trop. Je me suis tirée. C’est ainsi que ni vue, ni connue, j’ai glissé un billet de 50 à la da-dame en « simulant » un malaise. Sauf que je ne vois toujours pas l’intérêt de gaspiller mon fric dans une telle « bisounourserie ». Je rappelle donc mon meilleur pote, lui fait un débrief’ de la cata-séance (j’avais l’impression qu’il allait s’arracher les yeux pour s’étouffer avec !), il me traite (prévisible) « d’irrécupérable » pire « d’une nana dépourvue de subtilité » doublée « d’une cynique moderne » et là, même si ce genre d’exercices pourrait potentiellement faire du bien au peuple moi, il ne me faut que deux choses: le sosie de Cole Sprouse et des mojitos. Cependant, pour rester dans une optique de « positive attitude », je pourrais toujours me vanter « d’avoir essayé un nouveau concept ultra tendance » et d’avoir participé au tournage d’un drôle de film d’horreur. Mais vous savez ce qui me tracasse le plus dans toute cette histoire ? C’est mon fric ! J’aurais pu me payer un t-shirt avec cette thune. Ça m’aurait redonné LE SOURIRE pour de VRAI !

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