Fashion détox : Et si on faisait une détox mode ?

« Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » Oscar Wilde n’aurait jamais pu faire psy avec une telle philosophie puisque, voyez-vous, la tentation peut devenir pathologique ! On s’explique : acheter est vital. On a besoin de manger, de se vêtir et même de se distraire. Sauf que très souvent, on se retrouve à acheter des « choses » dont on n’a pas réellement besoin. Pire encore, notre « achat » devient irraisonné, frénétique bref, compulsif. Et si on faisait donc une détox mode ?

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Obsession mode

On aime la mode beaucoup, passionnément, à la folie. A la folie est l’expression la plus adéquate quand on lit ceci « Elle peut d’ailleurs avoir des points communs avec la boulimie notamment. Il y a la même tension lors du passage à l’acte, une exaltation suivie d’une intense culpabilité. ». Le docteur Alain Dervaux souligne ainsi l’aspect addictif d’une telle frénésie dépensière en la comparant à la boulimie. Acheter malgré soi et en perdant, a fortiori, tout contrôle sur ses faits et gestes peut devenir handicapant au quotidien. C’est pour cela qu’il faudrait prendre ce problème à bras le corps et commencer à freiner la cadence de ses dépenses.

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La fashion détox est-elle LA solution ?

Votre porte-monnaie suffoque, votre carte bleue est au bord de l’apoplexie, votre dressing frôle le burn-out vestimentaire et pourtant, vous ne pouvez pas vous « empêcher de craquer ». Une petite robe par-ci, un jean par-là et puis, la dernière pièce vue chez untel forcené de la mode vous irait tellement bien ! Stop. Avant de vous jeter dans la gueule du loup, prenez le temps de réfléchir en vous posant les bonnes questions :

-L’industrie de la mode va trop vite (sachez qu’il y a plus de dix-huit collections par an !) donc forcément, elle se répète à défaut de se renouveler et donc, avez-vous vraiment besoin d’acheter cette pièce « vintage » et très « seventies » sachant que vous avez déjà X pièces rétro ?

-Vous avez tous les basiques, c’est bien. Mais alors, pourquoi acheter une énième paire d’escarpins alors que vous en avez une vingtaine ?

-Et en amont, qu’est-ce que vous avez réellement dans votre dressing ? Avant de vous adonner à une session shopping des plus orgiaques, faites une liste de vos besoins.

-Et bien sûr, vous devez connaître votre style. A quoi bon acheter des pièces certes tendances mais qui ne correspondront ni à votre personnalité ni à votre morphologie ?

Tout ceci s’appelle l’achat éthique. En gros et pour éviter toutes considérations philosophiques, l’achat éthique consiste à raisonner avant d’acheter. Si cela peut a priori sembler banal, sachez qu’à une époque où tout va extrêmement vite, la réflexion est lésée. Sachez aussi qu’un achat malin est un achat conscient et de ce fait, qui est aux antipodes de notre époque consumériste, sans trop le vouloir.

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Défi : Devenir un-e- ascétique du « buy now »

On a fait ce test d’achat éthique (un sacré défi quand on travaille dans la mode !) et figurez-vous qu’on s’est senti « revivre » tout en remplumant notre portefeuille ! En effet, passer devant une boutique sans craquer, se retenir alors que des millions de personnes se dépensent sans compter, en achetant très souvent « inutile » est jouissif. Et puis, quand on ralentit la cadence de nos emplettes, on réapprend à apprécier le vêtement, à le reconsidérer. On apprend aussi à acheter moins mais dans une meilleure qualité (puisqu’on a remédié à notre disette d’argent !). Pour faire simple : ce n’est pas la mode qui doit vous contrôler (bien que la tentation soit partout) mais c’est à vous de choisir quand, où et comment vous allez acheter. Sinon, acheter est un plaisir, tout comme le bon vin : en abuser serait donc synonyme d’une cuite pécuniaire ! pensez-y.

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