Crush Fashion Week : Côté Streetstyle !

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La Fashion Week a remballé ses affaires. Adieu défilés (souvent) what ze fuque, mannequins venus de tous bords, journalistes qui frisent le burn-out et designers sur-bookés sauf qu’on ne pouvait pas clore ce chapitre sans passer par la case Streetstyle !

Elles sont belles, affichent des milliers d’abonnés à leurs comptes instagram et sont les nouvelles coqueluches des créateurs.

On ne parle évidemment pas de la nouvelle minette des studios hollywoodiens mais des blogueuses, influenceuses et autres it-girls qui font crépiter, lors de chaque Fashion Week, les flashs des photographes avec leur streetstyle.

L’underground à la New-Yorkaise

Fleuron de l’underground, la Grosse Pomme vibre encore au rythme du vieux « revisité ». Au programme : une jupe plissée vert sapin modernisée par un teddy, marque de fabrique de l’étudiant type du campus américain ou encore l’association improbable –mais très réussie- d’une jupe froufroutée rose bonbon et d’une banane rouge. On n’oubliera pas les tons kaki et nude qui ont envahi le bitume New-Yorkais ni les crop tops qui restent d’actualité. Petit bémol pour cette dernière pièce : il vaut mieux se délester de ses bourrelets avant de l’enfiler, même si, et à en croire Rick Owens, les plis et les maxi « bourrelets » cotonneux ne sont pas à bannir !

 

Le rock’n’roll londonien

Autre ambiance à Londres, là où les Beatles ont posé leurs malles il y a quelques décennies ! Au menu : on ne cache pas son amour pour l’attitude athleisure avec des joggings à dominante rouge, glamourisés par un sac « couture », des baskets compensées très nineties et avec lesquelles marcher s’avèrerait périlleux et du denim en total look et dans différentes palettes chromatiques pour une décontraction maximale. On notera aussi que le sac se porte soit en bandoulière, soit avec indifférence, comme …sur les podiums ! Alors, on s’empare des looks ou de l’attitude qui va avec ?

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La Dolce Vita milanaise

A Milan, on aime la générosité que dégage le corps féminin, la coquetterie des lunettes œil de chat qu’on chausse pour avoir un maximum d’allure, le logo XXL qu’on exhibe sans complexe et les fleurs qu’on mixe avec des couleurs audacieuses bref, à Milan, l’opulence est de mise. Femmes fortes, sensuelles, elles sont tantôt plantureuses à la Monica Bellucci, tantôt filiformes et plus « modernes » mais ne passent jamais inaperçues. On aime l’exubérance milanaise. On adopte illico l’esprit bon enfant de la ville et la mode de ses « drôles de dames » qui circulent souvent en duo.

 

Le chic à la Parisienne

Si How to be Parisian est un manifeste aux yeux de toute modeuse qui se respecte, la parisienne n’a pas besoin de conseils pour être classe sans tomber dans le vieillot. Née pour être chic, elle sait manier les basiques comme personne : trench déstructuré, denim superposé façon Y/Project, tailleur-pantalon féminisé par un voile de transparence, boa posé délicatement sur des épaules frêles donnant ainsi un peu plus de caractère à une chemise blanche, total look noir complété par un sac géométrique et de la fourrure colorée, dans un esprit clubbing, ou admise dans sa connotation première, c’est-à-dire féline et fatale bref, la capitale de la mode a rendu hommage à l’histoire du vêtement en quelques pièces iconiques.

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Démocratiser la mode, la créer en dépassant ce que proposent les créateurs, mission accomplie pour ces reines du street style. Outsiders férues de mode, elles ne suivent pas la mode mais la réinventent, peu ou prou, en décalant un simple jean ou en donnant un regain de vitalité à une chemise blanche. C’est à se demander qui inspire qui dans ce magma fashion, n’est-ce pas Iris ?

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