Fashion Week menswear : La dolce vita italienne rock’n’rollisée !

fashion milan

Après Londres, c’est à Milan que le laboratoire des expérimentations fashion a posé ses malles. Et on n’est pas au bout de nos surprises !

Vinyle obsession

Chez Moschino qui a troqué ses figurines Petit Poney pour une attitude plus « affranchie ». Gogo danseurs super musclés et très peu vêtus, hauts lacérés et smokings décomplexés chez Jeremy Scott, le genre fait fortement « cliché » pour mieux s’annihiler. Si les messieurs Moschino sont hyper bien baraqués et les demoiselles filiformes, c’est justement pour déjouer les codes du genre. Hommes, femmes, vêtus ou dénudés whatever, tout le monde pratique une pensée anti-straight, tout le monde s’amuse à coup de combinaisons en latex et de fouets. La culture gay s’affiche au grand jour pour nightclubber toute la nuit.

Working people chez Prada

Changement de décor ou presque chez la griffe italienne qui signe un troisième défilée d’inspiration « société nipponne ». Défilé mixte, faisant frôler épaules féminines et bob masculin, chez Prada, le workswear devient ungendered et pratique. Les cadres sup’, tout comme les prolo’, adoptent une marche robotique, à l’image de leurs journées, scandé par un travail « à la chaîne ». Petite différence : aujourd’hui, internet a chamboulé notre « routine travail », de telle sorte qu’entre deux dossiers à traiter, on se retrouve à scroller notre feed Instagram. Glaçant. Ce qu’on retient niveau mode : « le confort » is the new chic.

Linea Rossa redux. ⠀ #PradaFW18 #PradaShows #MiucciaPrada⠀ Discover more via link in bio. #mfw

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State your purpose.⠀ #PradaFW18 #PradaShows #MiucciaPrada⠀ Discover more via link in bio. #mfw

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Elegance in utility.⠀ #PradaFW18 #PradaShows #MiucciaPrada ⠀ Discover more via link in bio. #mfw

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Dolce and Gabbana ou la passion millennials

Le casting des défilés Dolce and Gabbana ressemble de plus en plus au cast’ d’un film de Bret Easton Ellis. Triés sur le volet, les modèles sont riches, jeunes, beaux et célèbres, de quoi frustrer l’Instasphère. Le superficiel et le paraître sont donc de mise chez le duo italien qui ne cesse de faire du clinquant, du blinblinguesque, de « l’irréel ». Le fantasme est là, sous nos yeux, accessible à quelques millions de dollars. Loin de se soucier de l’effet de réel, Dolce and Gabbana nous fait rêver en nous rendant accessible, l’instant d’une story, un monde auquel on n’appartiendra jamais. Alors oui, chez Dolce on a l’impression d’être chez Louis XIV tellement ça brille. Oui la marque a flairé l’impact des millennials sur la jeune génération et s’en est amourachée. Alors on a beau contester la mode Dolce, over-marquetée et pas assez « authentique », mais on n’oubliera pas d’admettre que ce duo choque autant qu’il électrise la toile !

Le crush de cette Fashion Week

Va pour Versace ! Donatella retourne sur les traces de la marque en ressuscitant, à chaque fois, l’esprit de Gianni : sexy-attitude, porno chic et choc des imprimés, tout est là. La blondasse légendaire n’oublie pas de mixer legs historique et histoire familiale pour une apothéose du style. On adhère à ce kitsch affiché, maîtrisé et ponctué de touches un peu plus sophistiquées. L’homme Versace, c’est Gianni.

Bold colors unleashed in the #VersaceFW18 collection. #MFW

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Quintessential outerwear and key Versace animalier. #VersaceFW18 #MFW

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Aussi bien très mode que déroutante, la Fashion Week de Milan cède sa place à la Fashion Week Parisienne pour des expérimentations toujours aussi poussées. Affaire à suivre…