Paris fashion week : Les coups de cœur de la fashion week parisienne

Alors qu’à New-York, la plage était synonyme de danger et de remake de nanars (coucou Raf Simons), à Paris, l’été était tantôt enchanteur et « glitter » tantôt apaisant. Décryptage de la fashion week parisienne.

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Le clan des « frenchies »

Chez Balmain et Isabel Marant, on aime que les femmes soient fortes et imposantes. On a relevé les femmes-guerrières ou le retour de la Balmain Army du côté de son créateur, Olivier Rousteing mais aussi une envie de faire la fête… en chemise de nuit revisitée chez Isabel Marant. En effet, si on découche, autant flirter avec le marchand de sable. Idem chez Zadig & Voltaire ou faire la fête était synonyme de philosophie. La mode deviendrait-elle un subterfuge même pour les nantis ?

 

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THIS IS WHAT #BALMAINSS19 SOUNDS LIKE Watch the show on IGTV and BALMAIN.COM #BALMAINARMY #PFW

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@binxwalton for #IsabelMarantEté19 photo by @bleumanet

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#ondecrete : le gars qui sait porter la combi aura un bisou. @isabelmarant #isabelmarant #pfw #ss19

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BEST LOOKS Zadig&Voltaire Spring Summer 19 #ZADIGSS19

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Marine Serre se la jouait plutôt futuroscope alors que ses comparses faisaient la fête. Ainsi, elle a inondé son défilé de logo et de gadgets du quotidien tels que les écouteurs. Elle a aussi mis un point d’honneur à la mommy-worker, cette maman qui deale entre son job et sa vie perso. On applaudit l’artiste.

Demna Gvasalia, la tête chercheuse de Balenciaga, aime aussi le futurisme. Il l’aime tellement qu’il nous a projeté en 2050 avec une installation vidéo immersive nommée The Ride Never End. Demna Gvasalia aspirait, avec une telle scénographie, à « créer une expérience comme si vous étiez dans le cerveau numérique de quelqu’un ». Et c’est ce qui a « sauvé » son défilé puisque son univers commençait à devenir un peu trop redondant tout en étant bafoué par les nouvelles recrues de la mode. Affaire à suivre.


Enfin, chez Y/Project, la mocheté était toujours de mise puisqu’on dévoile les gros seins sans complexe et on abuse des couleurs kitsch mais après tout, le goût « commun » n’est-il pas conditionné par les institutions environnantes ? Avec ses défilés coups de poing, le collectif belge nous invite à repenser le mauvais goût avec une overdose de kitsch. Bien joué.

Le jardin japonais

Chez Rei Kawakubo, l’essentialisme et le grotesque qu’on lui connaissait ont laissé place à un arsenal de modèles plus doux, connotant, avec leur ventre engrossé, la gestation d’une nouvelle ère (créatrice ?) pour la marque. Les couleurs criardes et les courbes exacerbées des dernières collections se sont ainsi assouplies créant une osmose entre les mannequins et les pièces présentées.

 

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The Spring 2019 runway at @commedesgarcons, with thought provoking looks. View the full runway at the link in our bio. Photographed by @coreytenold

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Son petit protégé, Junya Waranabe, a gardé son identité punk en présentant ce à quoi ressemblerait l’esthétique punk aujourd’hui. En reprenant les codes créatifs du mouvement (do it yourself et recyclage), il poétise et teinte sa collection d’engagement puisqu’on est dans une décennie où la mode se tourne vers le recyclage –l’upcycling- et le patchwork.

 

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Spring2019 #pfw #JunyaWatanabe #punkmood #Details

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Spring2019. #pfw #JunyaWatanabe #punkmood #denimlove #ss19

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Spring 2019. #pfw #JunyaWatanabe #punkmood #denimaddicted

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Le choc des titans : Vaccarello versus Hédi Slimane

On ne parle plus de maisons mais de directeurs artistiques tant le match semble être important. Le premier faisait marcher ses modèles sur l’eau, les rendant christiques et inatteignables alors que le second, les faisait marcher sur la glace, sur un set psycho-punk de La Femme. Anthony Vaccarello n’a pas pu se démarquer de l’esthétique slimanesque quant à Hédi Slimane, il a montré que son identité lui collait à la peau et ce, quoiqu’il fasse. Changer de maisons pour lui n’est pas synonyme de déstabilisation identitaire mais de marquage territoriale. Si Vaccarello vit avec les fantômes –slimaniacs- du passé de la maison Yves Saint Laurent, Hédi Slimane nargue tout le monde en exhibant son identité. Et la guerre est loin d’être finie…

 

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« CELINE 01 – PARIS LA NUIT » Hedi Slimane’s first collection for Celine has finally been revealed. Sparkles, sophistication and new silhouettes, some of the stand out looks. Photographed by @giocondaandaugust #celinebyhedislimane #PFW

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Chanelise-moi

Enfin il y a ce dénominateur commun entre la plupart des fashion weeks, à savoir, l’élément aquatique. Rendue apaisant et jovial chez Chanel, a contrario de la peur que nous a infligé Raf Simons pour sa collection CK SS 2019, l’eau est l’amie de la fête voire elle est essentielle à sa réussite. Le front row a pu se relaxer et se vider l’esprit en contemplant une mise en scène, baignant entre vaguelette et sable fin, le tout, alimenté par un passage haut en couleurs des mannequins (habitués) de la maison. Le sac ballon de plage, le tailleur Chanel sexy et la tenue de la working girl (à la plage, si si !) arborée par Kaia Gerber nous font, depuis avant-hier, de l’œil…

 

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Highlights from Karl Lagerfeld’s seaside-inspired #CHANELSpringSummer 2019 show, presented during #PFW in Paris. #CHANELByTheSea #CHANEL

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Mais la Fashion Week parisienne c’est aussi la confirmation du jeune prodige de la mode française, Simon Porte Jacquemus, l’inauguration d’une rue à l’effigie de Sonia Rykiel et l’expérimentation esthétique de Nicolas Ghesquière chez Vuitton, avec une décoration… labyrinthique.

Alors, Paris capitale de la mode ?