Festivals session : Harcèle-moi si tu peux ou le guide de survie d’une festivalière (de choc)

La saison des festivals –et des festivités- est officiellement ouverte. Mais si certaines personnes  poussent des « hourras » enthousiasmants, 99% des filles qui fréquentent les festivals se trimballent avec un crop top et une… grosse boule au ventre. En effet, faire la fête sans avoir à se coltiner un gros beauf ou un potentiel détraqué sexuel n’est pas chose aisée. Voici donc un mini-guide pour survivre aux regards phallo-procrastino-libidineux et les frottis frottas forcés.

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Non c’est non

La journaliste Vera Papisova a souligné, dans une manière assez ironique, dans Teen Vogue que « les hommes voient-ils en une femme qui danse une invitation au mauvais comportement ? ». Elle-même victime d’attouchements –bien que « victimiser » les femmes ne soit qu’une énième confirmation de leur vulnérabilité alors que, ça ne doit pas être le cas- au festival Coachella, la journaliste a recueilli les propos de plusieurs jeunes femmes, ayant toutes été agressées soit verbalement soit physiquement. Le problème est que, si dans la vraie vie, porter plainte est de mise, lors d’un festival, harceler une femme est monnaie-courante voire un symbole de virilité ou une conduite qu’on met sur le compte de l’abus d’alcool ou de l’usage des drogues. Toutes ces justifications sont évidemment aberrantes d’où l’urgence d’apprendre à se protéger tout en faisant fi d’une culture « phallo-centrée » qui, d’une part, victimise les femmes et d’autre part, les fait culpabiliser au moindre dévoilement d’un bout de chair.

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Tout est une question de looks –et de pompes-

Exit les baskets ! On mise sur les Dr Martens –chinés of course- ou les creepers, idéales pour donner des coups, là où vous pensez mesdames, en cas de propositions louches et de mimiques à fort potentiel dégueulasse. En effet, la semelle épaisse des creepers était l’arme de prédilection des punks lors des rixes avec leurs ennemis de toujours, les rockeurs. Et nos amis à crêtes s’en sortaient, sans trop de séquelles, dans la plupart des cas.

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Le gadget du futur

Un cutter magique qu’on mettrait à l’intérieur d’un soutif pour lacérer certaines parties pas très glamour des festivaliers pas très nets serait intéressant. Les Rick d’adoption –de Rick et Morty-, manifestez-vous !

Ne jamais avoir peur

On joue la carte de la performativité avec ce troisième point mais croyez-nous : plus vous aurez peur car vous serez travaillées par tout ce que vous disent vos parents, vieille tante, amis bref, toutes les recommandations de votre entourage et plus vous attitrerez les vieux teuffeurs à la recherche de la « bonne meuf ». Soyez sûres de vous, n’hésitez pas à faire appel à votre sens de la répartie et montez votre propre girl gang, le succès de votre entreprise « fun-féministe » sera fulgurant. En gros, n’attendez pas qu’un « mec » accoure à votre secours mais soyez votre propre bouclier anti-substance blanchâtre et visqueuse ! #riotgirls

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Porter plainte

La flicaille a aussi du bon. Ne faites surtout pas la sourde oreille à une parole désobligeante, à un rapprochement un peu trop suspect ou à une main baladeuse –sans votre consentement-, alertez la police en cas de dérapage et surtout, soyez fermes aussi bien avec les relous sobres qu’avec les pseudo-alcoolos. On ne doit jamais justifier une agression.

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Méfiez-vous de tout le monde, même de vos amis

Quand une substance illicite atteint votre cerveau, vous êtes capables des pires vilenies. Du coup, votre meilleur ami rigolo et cool pourrait, sous l’emprise d’une pilule multicolore, devenir la pire des raclures. Vous voyez pourquoi on vous a « conseillées » de porter des Dr Martens, et éventuellement une grosse chaîne qui, d’accessoire « fashion » de skinhead, pourrait facilement se muer en une arme qui ne faut surtout pas sous-estimer.

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Voilà mesdames ! Dansez, protégez-vous et bonne cuite ! –ah oui, allez-y mollo avec la bière, le blackout des afters n’est jamais un bon signe.

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