Les films les plus philosophiques qui soient

Les films sont faits pour nous divertir oui, mais aussi pour nous faire réfléchir. A ce propos, ça vous dit un peu de philosophie ?

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The Matrix réalisé par les Wachowskis

La fratrie Wachowski a incontestablement excellé du point de vue élucubrations philosophiques dans la construction de leur œuvre Matrix sortie en 1999. Avec Neo, le talentueux programmeur le jour et pirate la nuit, campé par Keanu Reeves, on apprend à ne pas se fier à la réalité que l’on voit. En effet, la vie de Neo change irrémédiablement le jour où il reçoit un message énigmatique sur son ordinateur. De ses échanges avec Morpheus –cet homme énigmatique- on apprend que la réalité est très différente de ce que l’on pense. Il s’agit là d’une idée apparentée au concept évoqué par Platon qui dit que le monde que nous voyons n’est en fait que l’ombre de ce qu’il est en réalité. Au-delà de cela, le film est bourré de références à des théories religieuses et philosophiques affiliées à des grands penseurs, dont Descartes –avec son idéologie de la capacité à penser par soi-même.

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Memento réalisé par Christopher Nolan

Ce film, sorti en 2000, est une adaptation d’un court métrage de Jonathan Nolan. Sa structure même est originale, et est faite pour chambouler le spectateur. En effet, le film commence par la fin, et on découvre l’histoire en même temps que l’acteur principal. Leonard, amnésique, revit son histoire à rebours et miette par miette, essaye de reconstituer les évènements. Son objectif est de lever le voile sur le meurtre de son épouse. A travers la quête du héros, on passe avec lui par toutes sortes d’émotions ; de la colère à la culpabilité, en passant par le deuil et le besoin de vengeance. Par le choix original du héros pour se souvenir –se tatouer les indices sur la peau- et par la nature particulière de son amnésie –il ne garde pas la mémoire récente- on est aussi poussé à s’interroger sur le rapport au corps et la perception de soi.

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The Truman show réalisé par Peter Weir

Ce film est probablement celui qui a le plus donné la chance à Jim Carrey d’émouvoir son public. Sorti en 1998, en plein boom des téléréalités, The Truman Show  était comme une claque au téléspectateur. Il a renvoyé, parfois de manière crue, ce qu’était devenue la société de consommation et les médias de divertissement en général. Truman Burbank, marié à une infirmière, est un agent d’assurances. Tout semble bien aller dans sa vie, sauf que rien n’y est réel. Outre l’effet coup de poing sur la société moderne, en s’approfondissant plus, on se rend compte que le film aborde bien des questions philosophiques et théologiques, comme celle du libre arbitre, mais aussi de l’éthique et de la moralité.

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Barton Fink réalisé par Joel Cohen

Les frères Cohen ont à leur actif une longue liste de films qui ont bousculé le train-train des spectateurs, comme The Big Lebowski, No Country for Old Men ou encore Fargo. Mais c’est peut être Barton Fink qui a eu le plus d’impact et a fait le plus réfléchir. D’abord pour l’histoire, celle d’un talentueux auteur qui est propulsé à Hollywood. C’est le choc, la désillusion, la découverte d’un mode sans pitié. Le film mérite sa place dans ce classement pour ce qu’il pousse à réfléchir certes, mais aussi parce que c’était un précurseur à sa sortie en 1991, très contemporain avec le tourbillon hollywoodien et ses tumultes. Le film nous offre aussi une seconde lecture, plus recherchée. Entre la vie de l’auteur avant et après Hollywood, on peut faire l’analogie entre le paradis et l’enfer.

Le lien de la bande annonce, par ici :