GABA : la molécule qui efface les pensées indésirables

Gaba

Difficile de contrôler ses idées noires, n’est-ce pas ? Et plus on essaye de ne plus y penser, plus on y pense… Pourtant, il existe bel et bien une façon d’inhiber les pensées indésirables et la réponse se trouve en nous !  L’équipe du professeur Michael Anderson, de l’université de Cambridge en Angleterre, a identifié la molécule et le mécanisme mis en jeu pour se débarrasser des pensées indésirables ! Le scientifique et ses collègues ont supposé qu’un manque d’inhibition de l’hippocampe provoquait un excès de pensées indésirables. Et il se trouve qu’une molécule cérébrale inhibitrice ( GABA ) existe dans presque toutes les régions cérébrales.

 

GABA : Une expérience sous monitoring !

L’acide γ-aminobutyrique (GABA) est un neurotransmetteur libéré par des interneurones, connu pour ses actions inhibitrice. Partant de ce postulat, les scientifiques ont décidé de passer à la partie empirique en mettant au point un panel se composant de 24 participants d’origines anglaises âgés de 19 à 36 ans, en bonne santé mentale et physique. Les cobayes étaient tenus de réaliser une tâche de type « Think – No Think ».

En premier lieu, ils devaient apprendre des paires de mots n’ayant aucun lien entre eux. En second lieu, ils devaient se rappeler le mot associé si le voyant situé devant eux était vert, ou s’empêcher de répondre si le voyant était rouge. Tout au long de l’expérience, leur activité cérébrale était mesurée par IRM, tandis que leur taux de GABA était mesuré en spectroscopie par résonance magnétique.

 

Une solution ciblée pour lutter contre les idées noires

Pour faire simple, les résultats de cette expérience ont prouvé que les participants arrivaient à inhiber le souvenir du mot associé quand on le leur demandait. Et cette inhibition était d’autant plus efficace que les concentrations de GABA dans l’hippocampe étaient élevées. Cette expérience a également prouvé l’existence d’un contrôle inhibiteur entre le cortex préfrontal et l’hippocampe : le premier stimule le réseau d’interneurones inhibiteurs GABAergiques du second, ce qui diminue le rappel de pensées conscientes.

 

GABA : mécanisme et espoir

Le rapport GABA et Hippocampe est établi, c’est d’ailleurs là la grande avancée de cette étude. La dépression, l’anxiété, le syndrome de stress post-traumatique ou encore la schizophrénie pourront donc un jour faire partie du passé pour peu qu’un jour les scientifiques réussissent à augmenter les taux de GABA dans l’hippocampe pour contrôler les souvenirs indésirables !

 

En attendant, on peut noyer nos pensées négatives dans un bon chocolat chaud !