Gucci Gang, kézako ?

Elles ont moins de dix-huit ans (seize, pour les plus « adultes » d’entre elles), s’habillent avec « chic » et ont un verbe choc, voici, après le club des cinq, le Gucci Gang, un gang qui loin d’effrayer le voisinage, compte bien faire table rase des a priori.

Qu’est-ce qu’il t’a manqué à ce moment là? ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀Ep.1 PT2. 💐

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Gucci ou pas Gucci ?

Tout a commencé sur un coup de tête pour nos quatre –elles étaient cinq nanas au départ- beautiful millenials. « Dans ma classe, on devait donner l’adresse mail de nos parents. Et une fille a donné celle de sa mère qui était « Guccibella@… » Et ça nous a fait beaucoup rire. Comme nous étions un groupe extérieur, on a mis ce nom sur Facebook. A notre première interview, le journaliste nous a demandé si on avait un nom, et on a dit ça. Depuis, c’est resté. » disait Thais, l’une des quatre Gucci Girl restantes à une journaliste du Elle français. Mais si nos ados aiment la mode (et ne s’en cachent pas), glander (un peu comme une « fille à la piscine » de Jacquemus et son air de glandeuse à la moue boudeuse), Thais, Crystal, Annabelle et Angelina, toutes filles d’artistes –musiciens et réalisateurs- ne manquent pas de chien. Après moult collaborations et projets de mode, notamment avec la marque Converse, leur marque chouchoute, elles ont lancé une plateforme « Safe Place » où les filles peuvent aussi bien parler chiffons qu’agressions, régimes qu’harcèlement scolaire.

Modeuses mais pas trop

On pourrait accoler deux adjectifs au GG –comprendre Gucci Gang- sans s’aventurer dans le chemin tortueux des étiquettes : mode et engagement 3.0. Ayant été biberonnées à Internet, ces filles du troisième millénaire manifestent un intérêt majeur aux problèmes que rencontrent les filles de leur âge voire les filles en général. Cette sensibilité s’est cristallisée via la plateforme digitale Safe Place. Lieu d’échange(s) entre femmes all over the globe, Safe Place a fait délier les langues en mettant un terme à l’omerta autour du consentement, du viol et des agressions verbale et/ou physique. Toutefois, le « Gucci » ne cherche ni à créer le buzz ni à gagner en notoriété puisque cette dernière « n’est pas impressionnante ». Ces filles, qui ont le vent en poupe depuis quelques mois, cherchent tout bonnement à être « bien dans leurs converses » et pour y parvenir, elles s’assument ou on apprit à s’assumer.

La mode, c’est leur terrain de jeu favori mais « leur mode » est réfléchie, sensée et pas du tout normée. Leur mode est militante puisque c’est à travers elle qu’elles renforcent leur Safe Place. Ni vraiment égéries, ni tout à fait artistes, les Gucci girrrl(s) serait dans la mouvance des Riot Grrrl Style Revolution mais tout en étant moins tapageuses et plus sages. Elles chercheraient ainsi leurs voies en faisant émerger plus d’une voix.

Bref, suivez le Gucci Gang et n’ayez crainte, vous n’atterrirez pas au poste de police mais sur Instagram.

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