Spécial Fashion Week : Le premier défilé de Hédi Slimane pour Celine

Si on avait l’impression d’Anthony Vaccarello, lors de son dernier défilé pour YSL, n’avait pas réussi à s’émanciper du règne de Hédi Slimane, le défilé du nouveau directeur artistique a suscité quelques réticences. On en fait le point.

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Sparkling suspense before the @celine show as mirrors spun and lights sparkled while the crowd waited to see the collection. #celinebyhedislimane

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L’apothéose en musique

C’est à l’Hôtel des Invalides qu’a eu lieu le premier défilé de Hédi Slimane pour la maison Celine, un show ponctué que riffs électrisants et de coups de batteries, comme un ancrage identitaire de la nouvelle tête chercheuse de la maison. Une palette chromatique minimaliste, se limitant au noir et au blanc, et seulement, quelques constellations de couleurs –du métallique et de l’or-  ont tranché avec les deux coloris de base pour un impact visuel très rock’n’roll. Ainsi, Hédi Slimane est resté fidèle à son identité.

Un style a priori superflus ?

Avec une armada de costumes, l’imprimé pois et les robes du soir off shoulder, Hédi Slimane a donné l’impression de déjà-vu. Mais si on avait l’impression de connaître la quasi-totalité de ce vestiaire, c’est simplement parce que le nouvel homme à tout faire de Celine a une forte identité mode, une identité qui trouve racines dans les années 70 et dans toute son aura punk.

 

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« CELINE 01 – PARIS LA NUIT » Hedi Slimane’s first collection for Celine has finally been revealed. Sparkles, sophistication and new silhouettes, some of the stand out looks. Photographed by @giocondaandaugust #celinebyhedislimane #PFW

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De plus, l’ex-directeur artistique de la maison YSL a injecté des touches d’intellectualisme chic, très Quartier Latin via des pièces comme la mini-cravate blanche, réhabilitée pour l’occasion, mais aussi le béret, un cliché de la mode parisienne, la voilette et le micro-sac, porté sur l’épaule. Hédi Slimane, loin de tomber dans le plagiat ou dans « l’auto-plagiat » s’est réapproprié ses propres « must » pour les réinterpréter, chose qu’on fait tous via les réseaux sociaux, n’est-ce pas ?

Si entre le plagiat et la création, la frontière devient de plus en plus mince, on sait au moins de quel côté, Hédi Slimane, s’est rangé.