INVICTUS – Le nouveau parfum de Paco Rabanne

Le héros victorieux
Le héros Invictus a déjà réalisé sa performance sportive. Il a gagné, il est le meilleur, c’est une cause entendue, mais cette saveur est trop fade, trop connue. Il est dans l’après, dans l’explosion de sensations : celles d’un succès qui submerge, d’une clameur qui le porte et le déshabille tout à la fois, d’un corps qui exulte, d’une réussite qui affleure à même la peau et, dans les multiples promesses d’autres victoires, plus sensuelles encore. Il est l’idéal masculin par excellence, resplendissant dans son identité de mâle. Sa virilité est brute, presqu’animale. Un modèle pour les hommes, un objet de désir pour les femmes. Au-delà de sa plastique, c’est son triomphe qui le rend désirable. Cette victoire ne donne pas seulement des ailes, elle est aphrodisiaque. Mais contrairement à d’autres fils d’Olympe descendus sur Terre, il a également de l’humour. Son sourire est son arme ultime.

La naissance d’un mythe
Paco Rabanne Parfums aime raconter des histoires. Chaque parfum développe ainsi son univers et inscrit pleinement ses valeurs. Invictus est né de l’envie de parler de sport de manière novatrice, en sublimant le fantasme social qu’il représente. Aller au-delà d’une narration olfactive au premier degré. Dépasser l’habituel alibi de la fraîcheur pour ancrer un véritable récit de parfumeur. L’incarnation de ce parfum, primordiale, donne corps mais aussi résonance à cette approche inédite. Qui n’a pas un jour rêvé d’entrer dans une arène ou un stade, d’entendre son nom scandé par la foule et de devenir un objet de désir ? Le demi-dieu d’Invictus est un vrai héros contemporain et c’est son humanité, et plus précisément son humour, qui le dégage d’un récit épique classique.

Un nom prédestiné
Invictus, un nom qui revendique sa latinité et une masculinité musclée. L’invaincu, l’invincible, c’est le héros à qui rien ni personne ne peut résister. Dans l’idéal antique, l’athlète – aujourd’hui le sportif – a les traits du divin. A moins que ce ne soit l’inverse ! En droite filiation avec le monde antique, la génération 2.0 voue un culte à ces sportifs hors normes, dans une imagerie parfois proche de la mythologie. Célébrés, adulés, les dieux des stades sont avant tout des hommes. Le logo et la typographie sont autant de rappels aux codes intemporels de l’Antiquité, retravaillés dans une esthétique contemporaine. Cette double appartenance, ce stretching temporel parachèvent une signature forte, virile, pérenne. Les ailes – de la victoire – donnent une puissance et une aura au nom, qui semble gravé et scandé par les foules. La structure en lauriers, autre récompense des héros et des vainqueurs, parachève et scelle l’identité graphique. Métalliques et mates tout à la fois, les tonalités de gris employées renvoient à la statuaire antique et aux métaux des victoires sportives.

Une construction bicéphale
Pour donner une réalité olfactive à ce fantasme, Paco Rabanne a fait appel à la parfumeuse Véronique Nyberg (IFF) qui s’est entourée de trois autres signatures : Anne Flipo, Olivier Polge et Dominique Ropion. Plus de deux ans et demi de recherches et un travail d’équipe pour un accord orgasmique entièrement inédit. L’écriture de cette fraîcheur sensuelle tranche avec les approches traditionnelles de ce territoire masculin. Ni eau d’été transparente, ni Cologne classique, Invictus est une fragrance extrêmement texturée, avec un relief et un fond très présents. Pour construire cette fragrance et atteindre cette note de fraîcheur sensuelle, l’habituelle pyramide a été écartée au profit d’une entité bicéphale. Une opposition d’univers, de forces, de sensations et de valeurs. Invictus est un boisé frais où le piquant répond au musclé. « Une forte envie de peau salée – mais pas iodée – qu’on voudrait goûter, lécher. Un contraste fort entre deux familles qui se répondent, se conjuguent et s’entrechoquent ». Une extase, une envolée fraîche, vibrante, vivifiante qui est obtenue grâce à un accord marin, de l’écorce de pamplemousse et de la feuille de laurier. L’addiction, quant à elle, est créée par l’identité ultra virile et le magnétisme animal d’un accord boisé/ambré. Le bois de Gaïac, l’ambre gris et le patchouli tracent un sillage racé. « Des forces contraires mais qui se répondent. Un jaillissement, qui est évidemment une métaphore sexuelle mais qui fait également partie du langage sportif. Il y avait, dès le départ, une volonté d’étonner, de détonner même avec cette dualité dans la construction ».