J’ai vécu pour vous l’ouverture du festival Tunis Capitale de la Danse!

Tel un reporter avec frontières, je me suis introduite dans les coulisses du festival pour « respirer l’espace » comme diraient certains chorégraphes (qui se reconnaîtront)

Ouverture du bal à 16h. Il est 15h et rien n’est vraiment prêt !
Certains danseurs essayaient tant bien que mal de répéter…des techniciens de part et d’autre de la scène…des chorégraphes hyper tendus…d’autres danseurs tentaient de s’échauffer là où ils pouvaient…les lumières ne sont pas encore « enregistrées »…la scène pas nettoyée. Le stress monte. Ce festival est l’un des plus grands festivals de danse contemporaine en Afrique : les enjeux sont donc très importants pour les deux chorégraphes qui proposent leurs pièces.
Sihem Belkhouja (l’organisatrice) arrive enfin ! Ça hurle…ça donne des directives…ça re hurle…ça négocie…et tout se met en place.

A l’extérieur un flash mob organisé par l’association Ness El Fen, organisatrice de l’évènement : ambiance de folie, ça dansait et chantait…bref, indoor et outdoor : deux ambiances aux antipodes l’une de l’autre.
35’ de retard…une salle comble…professionnels et amateurs sont tous là. Après deux discours : Sihem Belkhouja (présidente de l’association Ness El Fen) et Sophie Renaud (directrice de l’Institut Français de Paris, principal sponsor de l’évènement)…les lumières s’éteignent.

16h35 : Selim Ben Safia ouvre le bal avec sa pièce « à jour » que j’avais déjà eu l’occasion de voir et qui m’a offert autant de plaisir que la première fois ! Certains remaniements plus qu’intéressants ont été faits et la dynamique est devenue plus fluide dans l’ensemble. Super spectacle et chorégraphe vraiment prometteur.

17h10 : Wael Marghni , nous a proposé sa pièce « salle d’attente » : création assez prometteuse dans l’ensemble. Souvenez-vous, ce danseur plus que doué m’avait enchantée lors de sa création « hors-jeux ». Il nous a proposé un autre univers cette fois-ci : 3 danseurs qui luttent contre le temps et l’espace…un canapé…une apparition remarquable de sa part… beaucoup de phrases dansées. Mention spéciale pour la danseuse Mariem Bouajaja: technicité, fluidité des mouvements, interprétation juste, enfin, une superbe danseuse  🙂

Tunis Capitale de la Danse, ce n’est PAS fini !! Restez branchés !