Journée internationale de la danse…1 jour en 3 !

Avec un petit peu de retard, je reviens sur la journée internationale de la danse et les deux spectacles que j’ai découverts !

1) D’abord, j’ai souffert pour vous lors du spectacle de danse orientale proposé par Haifa Bouzouita. J’attends avec beaucoup d’enthousiasme ce qu’on va faire de cette danse traditionnelle, pensant qu’il y aurait une réinterprétation des mouvements, une véritable création chorégraphique basée sur la danse orientale, une décomposition des gestes et une proposition intéressante…bref, je fantasme dans mon coin sur cette hypothétique nouveauté. Quand soudain (et c’est le cas de le dire), le rideau se lève et laisse apparaître  trois jeunes filles assises en costumes traditionnels de je ne sais quelle région : costumes très laids par ailleurs.
Elles se lèvent et se dandinent devant nous telles des mannequins des années 70, le chic en moins. Une grâce et un esthétisme proches du néant. Elles ne dansent pas : ce sont des figurantes sur une scène où il n’y a pas de décor. La danseuse arrive enfin sur un rythme « tambouriné » : elle nous offre ce qu’on aurait pu voir lors d’un mariage classique, bien de chez nous. En sommes, j’ai regardé l’heure 4567799 fois. J’ai vraiment souffert.

2) Le niveau va se relever d’un cran avec le spectacle de Kais Boulares « 5’ ». Non il ne dure pas cinq minutes . On est tout de suite plongés dans les tergiversations du chorégraphe et son (ré) interprétation de la notion du temps. 4 danseurs sur scène. Beaucoup de phrases dansées. Une belle proposition dans l’ensemble même si on remarque un manque de synchronisation dans certaines scènes. Mention spéciale pour deux danseurs exceptionnels : Fares Landoulsi dont la grâce est à tomber et Mohamed Cheniti dont la fluidité des mouvements et la justesse de l’interprétation nous laisse sans voix !