La mort chez les Jefferson Airplane : retour sur un symbole de la contre culture

Et la série noire continue : les rockers ne cessent de tomber. Cette fois c’est au tour de deux figures de la scène rock psychédélique des sixties : Paul Kantner et Signe Anderson du groupe Jefferson Airplane. Retour sur ce symbole fort de la contre-culture nord américaine.

Leur nom ne vous dit peut être rien, mais si vous avez une once de rock en vous, il vous suffira des premiers sons, particulièrement deux de leurs chansons phares ; White rabbit et Somebody to love, pour les reconnaitre de suite !


Le groupe des Jefferson Airplane a été fondé en 1965 par le guitariste et compositeur Paul Kantner et le chanteur Marty Balin. Le groupe s’enrichit du bassiste Jack Cassidy, du prodigieux guitariste Jorma Kaukonen, du batteur déjanté Skip Spence et de la chanteuse si douce Signe Anderson. Ils forment à eux 6 le berceau de la contre-culture hippie. Mais très vite, Signe abandonne le groupe (1966) pour s’occuper de son enfant. Elle est alors remplacée par Grace Slick, prêtresse hippie très vite adulée.

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Hasard ou ironie du sort, le guitariste et la chanteuse se sont éteints le même jour (et au même âge d’ailleurs 74ans). Si le premier a succombé à une crise cardiaque, la cause du décès de la seconde n’a pas été révélée au public.

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Le jeudi 28 janvier était réellement un triste jour pour le rock alternatif et militant. En effet, les chansons des Jefferson offraient une approche plus libre de la pop, s’ouvraient vers le blues expérimental en y intégrant à travers des textes engagés (notamment anti guerre du Vietnam et anti Nixon) un esprit communautaire et contestataire.

En dehors des Doors, le groupe des Jefferson Airplane était probablement le groupe qui répondait le mieux aux attentes des amateurs de cette forme de rock pur et rebel, véritable appel à l’insurrection.

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Paul Kantner aura laissé sa marque tant par son style musical que pas ses idées qu’il n’a jamais hésité à défendre haut et fort, comme l’arrêt de la guerre, l’usage récréatif des drogues douces et l’appel aux plaisirs de l’amour libre. Il disait d’ailleurs : «  on voulait crée notre propre lieu, nos propres lois, notre propre mairie, notre propre démocratie puis, de temps en temps, aller toquer à la porte des institutions pour dire « excusez-nous, on ne fait pas de mal, on veut juste discuter avec vous ». L’idée était vraiment de débattre. »