La récap’ bibliophile de la semaine!

Jules Renard aimait à dire qu’à la pensée de tous les livres qu’il lui restait à lire, le bonheur lui semblait encore possible. Et il n’avait pas tellement tort le monsieur! Sur ce, nos coups de cœur littéraires de la semaine!

 Milan Kundera est de ces auteurs qui ont réussi le pari de moderniser la littérature sans pour autant faire dans le « fastfood » intellectuel. L’auteur de « L’insoutenable légèreté de l’être » vient de faire paraître son tout dernier roman chez Gallimard. « La fête de l’insignifiance » est la conversation de quatre amis: Alain, Ramon, Charles et Caliban. Les protagonistes se promènent, parlent, rient et échangent leurs réflexions, faisant renaître les grandes figures de l’histoire, dans un style anecdotique, dont seul Kundera a le secret.

Dans cette sorte d’inventaire historique et philosophique, la question du sens est posée à la société moderne, une société où tout a été aboli, pour qu’il n’en reste qu’une insignifiance que l’auteur se propose de célébrer. Ironie ou sagesse résignée? Quoiqu’on puisse disserter sur Kundera et son œuvre, aucun avis ne vaudra celui que vous devriez vous faire en plongeant dans l’univers atypique de ce grand écrivain!

Dans un style plus léger, mais non moins intéressant, le tout dernier roman d’Anna Gavalda mérite tout aussi bien qu’on s’y attarde. « La vie en mieux » tel est le titre de ce récit de deux histoires: celle de Mathilde, 24 ans et de Yann, 26 ans. Deux vies, deux parcours, une seule envie: tout plaquer pour se bâtir une nouvelle existence!
Gavalda dresse un portrait de la jeunesse européenne aux prises avec la modernité. Une jeunesse jamais assez qualifiée, perdue dans un monde virtuel qui stérilise de plus en plus le relationnel. L’auteur narre ces deux chemins parcourus par ses personnages, dans un style mélancolique et réaliste qui rappelle ses grands succès et qui ne nous laisse vraiment pas de marbre.