Last Summer Breeze : On y était !

Vendredi dernier, c’est au Palais de Lella Chedlya que nous avions été conviés pour un événement très unique en son genre  » Last Summer Breeze ». En effet, si la Fashion Week a remballé ses affaires, parler de mode est encore d’actualité.

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In love with this place Palais Lella chedleya a Carthage #blog #blogger #influencer #fashion #style #traditions #traditional

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Un événement qui confirme l’identité « mode » de la Tunisie

Deux mastodontes de ma mode tunisienne ont exposé dans ce cadre idyllique afin de mettre en avant leurs dernières créations. Narciso World et Braim Klei ont fait l’unanimité avec des pièces modernes, flirtant entre le destructuralisme et le modernisme, jonglant entre minimalisme et abstraction, pour Braim, et maximalisme et fantaisie pour Seyf Dean Laouiti, la tête chercheuse de Narciso. Mais le pont-force de sa marque, c’est la multiplication des collaborations. Ainsi, et après avoir conçu une collection capsule pour Sasio Officiel, une marque de fast fashion tunisienne, Seyf s’est allié à Naksha Handcraft et à Gypset, deux marques locales respectivement pilotées par Latifa Hizem et Hanen Eleuch, deux femmes hautes en couleurs. La collection présentée, qui avait tout l’air d’une collection capsule, puisait son inspiration du côté des poupées russes mais aussi des freak shows des années 30 et le résultat fut aussi solaire que spectaculaire.

 

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When the genius @seyfdean mix and match for @gypset_vibes @naksha_handcrafted @narcisoworldofficial #gypsy #gypset #mixandmatch #reddress #malyadress

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SQUAD GOALS By 🌹 @zohra.glenza ❤️

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Un évènement qui fait la part belle aux créateurs émergeants

Deux marques émergeantes ont conquis notre rédaction. Il s’agit de la marque 100% féminine, Abarnis, fondée par les deux amies et collaboratrices Molka Saheb-Ettaba et Dorra Sassi. La première tient les rênes de tout ce qui est cognitif dans la marque, c’est-à-dire, le concept du vêtement ou le vêtement conceptuel, aux prémices de son élaboration, quant à la seconde, elle se charge de l’aspect manuel de la marque, la recherche du tissu ou comment flairer le bon tissu pour le vêtement adéquat. Inspirées aussi bien par l’orient que par l’occident, ces magiciennes d’Oz transforment une abbaya en un kimono, un bournous en une veste ultra-moderne en un simple coup de ciseau. Autodidactes et fonceuses, leur marque est à leur image : énergique et colorée.

Changement de mood avec notre deuxième marque coup de cœur, Born In Exile. Menée par un jeune libyen, Ibrahim Shebani, cette marque déjoue les codes du streetswear en leur injectant une bonne dose de rock’n’roll attitude. Pantalons à zip et blousons oversized perlés, l’exil s’adoucit via l’art avec cette marque qui tangue entre le background culturel de son fondateur et son engouement pour la liberté occidentale, à découvrir.

 

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Too extra? Probably

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L’invité d’honneur : La marque de bijoux d’amour See me

C’est l’histoire d’un cœur qui ne cesse de grandir afin d’englober tous les continents, toutes les couches sociales, tous les âges. See me est une marque d’accessoires fabriqués en Tunisie par des femmes, des militantes qui ont été prises sous l’aile de l’association Amal. Fondée par la pétillante Caterina Occhio, tout en étant épaulée et soutenue par l’encyclopédie –ambulante- de la mode, Antonella Di Pietro, See me allie le beau au juste, la précision à la classe tout en égrenant des touches d’amour ici et là. Philanthropique, la marque dépasse le cadre artistique pour toucher à l’humain puisque Caterina a tenu à « faire uniquement travailler des mères célibataires, très souvent rejetées par la société » elle tient ainsi à leur offrir une réinsertion au sein de la société via une philosophie où l’amour est roi. Inspirée par les femmes, Caterina Occhio crée pour elles. Elle a ainsi transformé les cerceaux du collier Rayhana, emblème de la culture tunisienne, en cœurs, afin de semer l’amour là où elle passe. Quand on leur a posé la question, pourquoi la Tunisie, Caterine et Antonnella ont dit en chœur que la Tunisie est une terre de « digital nomades », jouissant « d’une ouverture d’esprit et d’une place géographique déterminante car accessible au plus grand nombre » et qu’enfin, c’était une terre où l’on pouvait « penser plus grand » donc rêver sans entraves.

Lors de la soirée du Last Summer Breeze, on a aussi pu assister à des happenings tout en écoutant une playlist savamment élaborée par Radio Misk pour une ambiance résolument artistique.