Un vent de fraîcheur souffle sur Instagram : le cas Meni Gilliger

A défaut de savoir aligner un trait d’eye-liner, elle manie les mots comme personne. Drôle, un tantinet sarcastique et intelligemment critique sociale, Meni Gilliger alias Imene a changé de vie du jour au lendemain. Cette ex-consultante média a troqué l’art de la pub pour la scène, son premier amour. Un chamboulement professionnel qui rappelle l’itinéraire d’une Nora Hamzawi, sa sœur de blagounettes anti-BCBG, anti-nunucheries, 100% authentiques.

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Meni Gilliger, « ze » curriculum vitae

On assiste depuis quelques semaines à un phénomène qui est en train de remettre en cause toute notre existence. Ni Sartre ni Camus n’ont réussi à nous faire autant d’effet ! En fait, la vie est tellement absurde qu’on se demande (souvent ?) si une super-motivation en valait la peine ? Et bien, à tous ces procrastinateurs endurcis, à toutes ces grosses larves qui peinent à sortir de leur canapé, à tous les loosers qui se sentent bien dans leur déprime quotidienne depuis qu’ils ont quinze ans, à vous, chers lecteurs qui souhaiterez passer leur vie à glander aux… Bahamas ? Meni Gilliger, coach en loose attitude et doctorante en mauvaise foi et négativité intergalactique est là. La bonne nouvelle ? C’est que ses cours durent une minute –pourquoi s’emmerder à disserter sur des concepts philosophico-sociaux alors qu’on est un branleur né ?-, qu’ils sont gratuits et disponibles sur Instagram –les vidéos YouTube sont pour les winners donc non merci-.

Critique fine d’une société endoctrinée ?

Via ses mini-vidéos, lancées « à l’arrache » sur sa chaîne IGTV –évidemment, se débarrasser des tâches les plus encombrantes en les bâclant est la devise du looser pro-, Imene revient sur le phénomène –ou fléau ?- des coachs de vie, des coachs qui n’ont très souvent ni diplômes ni réelles qualifications et qui ne cherchent qu’à profiter de la faiblesse de certaines personnes.

La vie n’est pas toujours belle et des fois, notre blue Monday se prolonge en une blue week. Tout ça est normal. On n’a pas besoin d’une personne pour nous dire qu’il faut remercier le Bon Dieu pour l’air –pollué- qu’on respire ou pour les aliments –hyper-transformés- qu’on ingurgite parce que tout cela est hypocrite. Vivons, tout simplement, c’est ce message si simple et si évident que « Meni Gilliger » essaie de nous faire transmettre.

En surenchérissant sur ce qu’on voit sur les réseaux sociaux en matière de « positive vibes » et citations gnangnans,  Meni Gilliger nous invite à nous questionner sur le vraie sens de la vie. Looser ou winner, il est peut-être grand temps de se recentrer sur soi.