LE PHÉNOMÈNE # GIRLBOSS

Description 4

« Il faut que les femmes arrêtent de se prendre pour des hommes ! », « Les femmes nous piquent nos places ! », « Pas étonnant que les enfants échouent à l’école, les mamans n’ont plus le temps de s’en occuper ! » … Ces phrases raisonnent en vous comme une plaisanterie de mauvais goût ? Nous sommes presque en 2017 et certaines personnes continuent à perpétuer une idéologie misogyne qui cantonne la femme à son rôle de mère au foyer. Face à des esprits moyenâgeux, s’érige une nouvelle manière de penser qui ne prône pas uniquement la liberté de la femme mais sa suprématie, le # GirlBoss

phenomene-girlboss-style

Le féminisme nouvelle génération

Être féministe est maintenant bien dépassé ! Aujourd’hui nous parlons de # GirlPower et de # GirlBoss. Oubliés les clichés des féministes qui voulaient exterminer les hommes et qui protestaient contre les dictats de la mode misogyne : le maquillage, le déodorant ou encore les pinces à épiler.

Aujourd’hui nous voyons des femmes affranchies assumant leur féminité jusqu’au bout de leurs ongles vernis. Elles ne voient pas l’homme comme une menace mais plutôt comme un complice pour un partenariat gagnant-gagnant.

phenomene-girlboss-suits

Les femmes ne sont pas là juste pour faire joli ! Elles ne cherchent plus à devenir l’égal de l’homme, essentiellement dans le monde professionnel. Elles sont là pour compléter l’image d’une société diversifiée. Il ne s’agit plus de concurrencer les hommes sur leurs terrains de jeux. Il s’agit de se positionner en tant qu’Homme dans les créneaux qu’on jugeait « trop durs » pour le sexe faible.

De nombreuses entreprises ont désormais des comités dédiés à la favorisation de la diversité et notamment la discrimination positive pour la femme. Les CEO de géants du domaine comme Yahoo, Youtube ou IBM ont réussi à éliminer les stéréotypes dépassés.

Qui sont donc ces # GirlBoss ?

Un des visages les plus emblématiques du Girl Power est Sophia Amoruso, fondatrice et PDG de Nasty Gal, une des marques les plus convoitées par les IT girls américaines.

phenomene-GIRLBOSS-Sophia-Amoruso.jpg

Cette jeune entrepreneure a révolutionné le monde de la mode en remettant le vintage au goût de jour, en assumant son style éclectique et en permettant aux jeunes filles « has-been » d’assumer leurs différences. Elle est vite devenue le visage de toute une génération de femmes qui clament haut et fort leur différence et qui en font leur principal atout.

Cet effet boule de neige qui n’était au départ qu’un code utilisé par les power fashionistas entre elles, est devenu le slogan de toutes les femmes émancipées à travers le monde. Opérant dans plusieurs domaines, actives, au foyer ou retraitées elles ont su très vite reprendre le contrôle de leurs vies et du monde autour d’elles.

Cet article pourrait aussi vous intéresser : Les 7 applications indispensables d’une working girl

Au travail, à l’écoute de leur instinct, elles n’essaient pas de ressembler aux hommes mais apportent leur propre touche au monde des affaires. La technologie, autrefois chasse gardée des mâles, est devenue le terrain de jeux préféré des femmes à travers des initiatives comme Girls Who Code qui encourage les filles à s’intéresser au métier de développeurs ou encore de hackers éthiques.

phenomene-girlboss-arrow-hacker

Au-delà de l’image de ces femmes carriéristes qui renoncent à leurs rôles d’épouses ou de mères pour pouvoir évoluer dans leurs carrières, ces Girl Boss nous prouvent que jongler entre leurs différentes vies est leur principal atout. Des métiers comme le DJing ou le sport de haut niveau attirent de plus en plus de femmes comme Robyn ou Iamamiwhoam qui se positionnent en top 5 des DJ les plus influents de la scène mondiale.

Les # GirlBoss made in Tunisia :

Didon a laissé derrière elle de fières héritières, rayonnant partout dans le monde pour perpétuer ce Girl Power à la tunisienne. Vous reconnaissez certainement des visages hautement médiatisés comme Amira Yahyaoui, la militante passionnée à la tête de l’association Bawsala ou encore notre ministre de l’énergie, Hela Cheikhrouhou, qui après de nombreux passages au sein d’institutions financières de renom telles que la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement, a pris les rênes d’un ministère à haut potentiel pour la Tunisie post-révolution.

phenomene-girlboss-amira-yahyaoui phenomene-girlboss-hela-cheikhrouhou

D’autres visages moins connus sur le sol national sont de véritables Girls bosses à l’échelle internationale. Emna Ghariani en est l’un des plus prometteurs ; grâce à sa ténacité et son ambition, elle a réussi à connecter la Sillicon Valley à la Tunisie en implantant des programmes comme ceux de SeedAfrica et du Founders Institute afin de développer l’entrepreneuriat tunisien.

Un autre visage connu de la scène américaine, Olfa Hamdi, une experte dans la gestion de projets d’envergure, une centralienne qui a gagné ses galons à Washington et continue à piloter des projets de taille à travers le monde.

Au-delà du cliché tout droit sorti du film « le diable s’habille en Prada », les Working girls qui jonglent entre une grande carrière, une vie de famille et une vie sociale bien remplie, ne sont pas des personnages de fiction. Ces femmes réveillent la Girl Boss qui sommeille en chacune de nous et nous prouvent chaque jour qu’impossible n’est pas féminin.

© photo à la une : Cortesía de Hugo Boss