Leyla Bouzid, une réalisatrice en herbe

C’est en Septembre 2015 que Leyla Bouzid, s’est vue attribuée deux prix pour son premier long métrage, intitulé : « A peine, j’ouvre les yeux » lors du concours «Venice Days ».

 

Après un baccalauréat obtenu à l’âge de 18 ans, elle poursuit des études en littérature à la Sorbonne à Paris. Détentrice d’une licence en lettres modernes, Leyla, fille du célèbre réalisateur, Nouri Bouzid, s’oriente alors vers les Arts du cinéma.

Un premier court métrage voit le jour en 2006 « Sbeh El Khir », suivi d’un documentaire: «La tête qu’elle veut», en 2009 et d’une Fiction de 35 minutes, intitulée « Un ange passe » en 2010.

La jeune réalisatrice, intègre « l’Ecole Française du Film » à Paris, plus connue sous : ‘The French National Film School’, (FEMIS), en section Réalisation. Son film de fin d’études intitulé : « Mkhobbi fi kobba », obtient le Grand Prix du Jury des films d’écoles à Premiers Plans en 2012.

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Son premier court métrage « Zakaria », est produit en 2013, une fiction tournée dans le Sud de la France ; Leyla Bouzid en tant que réalisatrice, et coscénariste, commence son vrai parcours professionnel.

C’est avec « Zakaria » en compétition officielle des courts métrages à la 24ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou [FESPACO, Burkina Faso], qu’elle décroche deux prix, le premier de type « prix en nature » pour à séjour à Ouarzazate, décerné par La Royal Air Maroc ; le second : « Prix Thomas Sankara », en mémoire à l’homme politique Burkinabé, assassiné en 1987 à Ouagadougou.

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« A peine, j’ouvre les yeux », le premier long métrage de la jeune réalisatrice s’est vue attribuée deux récompenses : « prix du Public » et prix « Europa Cinéma » lors de la 12ème édition du Festival «Venice Days », qui a eu lieu en Italie du 2 au 12 courant.

Ce long métrage Tuniso-franco-belge, de type « drame » se déroule en 2010 à Tunis, peu avant la Révolution. Il raconte l’histoire d’ une jeune fille de 18 ans Farah, dont la famille entrevoit pour elle des études en médecine, alors que la jeune demoiselle se prédestine plutôt à une carrière artistique puisqu’elle chante déjà au sein d’un groupe de rock engagé …activités qui déplaisent fortement à sa mère, consciente de l’ampleur des interdits en Tunisie !

 

On apprend que : « A peine, j’ouvre les yeux » est déjà inscrit en compétition du Festival : «Lumières d’Afrique», dont la 15ème édition se tiendra à Besançon, France du 7 au 15 novembre prochain.

Qui sait, peut-être que le «spot de lumière » du dit Festival se fixera sur « A peine, j’ouvre les yeux », pour lui attribuer une autre récompense ?

 

Notons que le Festival annuel : « Lumière d’Afrique, né en 1996, se déroule depuis 2003 à Besançon, ville natale des Frères Lumières et de Victor Hugo. Cet événement doit son existence aux bénévoles qui l’animent et à l’Association pour la Promotion des Arts et des Cultures d’Afrique, (l’APACA), association porteuse du projet.