London fashion week : Le grand débrief

Aussi courte que dense, la London Fashion Week est de loin l’évènement mode le plus excitant pour les rédacteurs et journalistes mode. Vivier interculturel, multidisciplinaire et résolument expérimental, elle concentre art et mode pour faire émerger des créations certes importables mais hors-normes. Décryptage.

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La London fashion scout

Est l’évènement dont on a le plus parlé… en Tunisie. En effet, Anissa Meddeb, la tête chercheuse de la marque franco-tunisienne Anissa Aida…, y était en tant qu’invitée puisqu’elle avait gagné l’édition de l’année précédente. Rappelons que la London Fashion Scout est un projet piloté par Martyn Roberts et qui est à mi-chemin entre la compétition bon enfant et le vivier de la mode créative. Lors de son défilé, Anissa a mis en avant l’identité de sa marque avec des pièces d’inspiration japonisante et méditerranéenne. Elle a aussi confirmé la présence de la capeline, ce chapeau XXL vu notamment chez Jaquemus, l’été prochain.

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La petite frenchie : Marine serre pour Matchesfashion

L’expatriée de la london fashion week, c’est bel et bien Marine Serre, la lauréate du concours LVMH il y a deux ans. La petite frenchie est connue pour son amour de la high tech et de tout ce qui touche aux nouvelles technologies, un amour qu’elle réussit à transposer dans la mode puisqu’elle en a fait son ADN. Marine Serre a ainsi participé à la London Fashion Week comme invitée de marque et ce, dans le cadre d’un projet commun avec MatchesFashion, le mastodonte de la vente en ligne des pièces de luxe.

 

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Our new Capsule Collection Marine Serre x @matchesfashion is out! Check out the installation at 5 Carlos Place, London till the 19th.

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Our new Capsule Collection Marine Serre x @matchesfashion is out ! 📸 @kristinlambert_mwct

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Le bal des expérimentations

Mais la London Fashion Week c‘est aussi voire surtout, de l’expérimentation à ne plus finir. On retrouve le total look effet mouillé chez Ashish, une marque aussi subversive sur le plan du fond que de la forme. Repéré chez Raf Simons, pour son dernier défilé Calvin Klein, l’élément aquatique a fait un passage express chez la marque londonienne avant de laisser sa place aux paillettes et autres aspects visuels piquants. Caliente.

 

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@ashish’s ‘Wet N Wild’ SS19 collection brought to life by @lafamilia_london. To see all the highlights from #LFW so far visit londonfashionweek.com/highlights

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Mais l’expérimentation va encore au-delà ce qu’on ne peut saisir entre les doigts puisque chez Gareth Pugh on enfile les bas résilles façon cagoule, histoire de montrer à quel point notre identité est devenue malléable. Exit l’étanchéité de la grosse maille, en Angleterre, on aime bien mettre le doigt sur le point névralgique de nos société post-modernes à savoir leur porosité. Tout est superficiel semble nous dire Gareth. De son côté, Kiko  kostadinov  , ce russe qui monte à la vitesse grand V et qu’on a l’habitude de voir habiller les boys à la London fashion week menswear, nos sociétés se glamourisent ou est-ce une parodie d’un glamour de pacotille ? Couleurs tape-à-l’œil et kitsch assumé, si l’identité est troublée chez Gareth Pugh, elle est parodiée chez Kiko Kostakinov. Enfin, la parodie devient grotesque chez Harry Bradshow. La mode est de facto potache pour cette ex-étudiant de Saint Martens aux revendications abracadabrantesques. Le jeune homme à la chevelure vert fluo aime les collages et le fait savoir à chaque défilé. Beaucoup plus spectaculaires que tendancieux, ses défilés s’impriment sur la rétine par leur sensationnalisme.

 

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Lil old moi for @theofficialselfridges by @rottingdeanbazaar shot by @lucyalexmac

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Smiley Pooey in rags from my collection pics by Chrissy and I, more up on replicamagazine.com xx

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Les valeurs sûres de la London Fashion Week… ou presque

Sont signées Victoria Beckham et Ricardo Tisci chez Burberry. La londonienne « exilée » à New-York est revenue au bercail pour fêter les dix ans de sa marque. Et cela se traduit par des pièces atemporelles, des « must have » qui ressemblent à l’image de la femme d’affaire qu’elle veut renvoyer à chaque fois. Toutefois, on note une petite « folie » stylistique du côté de la palette chromatique de l’ex-Posh. En effet, l’orange et le bleu électrique ont côtoyé le blanc et le camel et ce, à notre plus grande surprise.

 

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#VBSince08 Photo by @brooklynbeckham at #VBDoverSt x Kisses

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Du côté de Burberry, si le logo de la maison a fait peau neuve, la collaboration surprise de Ricardo Tisci avec Vivienne Westwood n’a pas teinté l’esprit de la maison de punkitude mais a enlevé tous les résidus de sportswear. Ainsi, hormis les dad shows à l’effigie de l’imprimé nova check et l’indémodable sweat, on ne (re)trouve aucune trace de sportswear. La marque, à fort potentiel classique, a retrouvé sa place au sein du patrimoine « mode » anglais.  Le point-force de Tisci reste cependant la technicité. Bien qu’on soit dans une collection de prêt-à-porter, chaque pièce semblait unique. Affaire à suivre.

 

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Ana wears the lightweight trench . Tap to shop now on Instagram for 24 hours only #TheBSeries . All other pieces her own . Photographed by @Lola.Pani

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#RiccardoTisci with models backstage after his debut runway show for #Burberry . #BurberryShow #LFW #ThomasBurberryMonogram . Photographed by @ChrisLensz

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Bien sûr qu’il y a eu aussi la première collection de la first it-girl de l’histoire de notre millénaire, Alexa Chung, des flûtes de champagne bues sans la moindre culpabilité et beaucoup de commérages mais pour l’heure, direction Milan pour une fashion week sans Gucci… on vous dira tout lors du prochain épisode !

 

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