Défi mode: Une pièce, trois looks !

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La mode c’est une prise de risque sans discontinuer, la preuve ? Avec la combinaison, jumpsuit (pour le côté Buckingham so fun) ou combi’ pour aller droit au but (et honorer la flemmarde qui sommeille en nous). Cette potentille it-pièce, bien qu’elle soit déjà très tendance, pratique car englobant un haut et un bas, nous fait pourtant défaut. Trop serrée, trop oversize, trop échancrée…de fantasme au passage à l’acte, on ne se sent pas très souvent à l’aise dans une combi alors qu’elle est, a priori, le foyer du confort voir de l’effotless vestimentaire.

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Petite piqûre de rappel historique:

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La combi’ ou jumpsuit pour les anglophones est avant tout un habit de prolo. Adoptée par les garagistes, mécano et autres galériens anti-bourges, maniant les huiles et la graisse (parce que gagner sa croûte a un prix), le côté glam’ de la combi ne sera perçu que grâce au génie d’Agnès b. La majestueuse dame en minuscule (petit b) a donné ses lettres de noblesse à un habit, qui suscitait chez nos aïeules le dégoût. Or, il ne faut pas oublier que cette décennie était cruciale: jupes raccourcies, jean qui pointe le bout de son nez, prémices d’une sexualité libre, émancipation de la femme, prédiction pour l’androgynie et revalorisation de la classe ouvrière… bref, ces facteurs socio-économiques ont bel et bien joué un rôle dans la féminisation de la « combi de mécano ». Habit historique et quasi iconique, surplombé (injustement) par d’autres pièces, il fait aujourd’hui son revival même s’il n’a jamais totalement disparu, du moins chez Agnès b.

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De désamour, lassitude et abandon, on passe cette saison à amour, passion et branchittude, avec la combi’ conçue par Maria Grazia Chuiri. Cela dit et après réflexion, on pourrait très bien considérer la salopette, pièce majeure du dressing de tout cool kid qui se respecte, comme digne héritière de la combi. La mode prendrait presque des allures de GOT avec cette histoire de combi/salopette/trône à coups de « come-back » frénétiques…Moralité: il faut absolument posséder cette pièce sinon, ça sera le bonnet de « plouc » assuré quoique, être plouc, ce n’est plus ringard mais là, c’est une autre paire de manche.

Parlons style !

Alléluia. L’heure est à la solennité du verbe après un cours accéléré en histoire de la mode. La rédac’ a craqué pour une combinaison bleu nuit, fluide, qui sied à toutes les morphologies. On rappelle toutefois que le respect de certaines conditions est primordial pour cette clause « fashion ».

Le choix d’une pièce classique n’étant pas anodin, on voulait vous exposer notre argumentaire de pro:

Combinaison Massimo Dutti : 279dt
Combinaison Massimo Dutti : 279dt
  • Il est très facile de décaler un basique/classique (dans le sens minimaliste du terme).
  • Miser sur les accessoires peut vous éviter LE fashion faux pas du siècle.
  • Plus la pièce est épurée et plus elle est susceptible d’être déclinée à l’envi ! Autrement dit: cette combinaison de chez Massimo Dutti vous suivra  aussi bien dans vos activités de working girl que tard dans la nuit, lors de votre saturday night fever !
  • Inutile de stresser si vous avez un after improvisé: troquez vos baskets blanches contre des escarpins technicolors et le tour…est joué !

La marraine de Cendrillon n’a qu’à bien se tenir parce que vous allez devenir le « prestidigitateur » du style !

Working girl pressée ?

Challenge accepté: enfilez UNE pièce (c’est déjà un gain de temps considérable), une veste blanche plutôt serrée et assez courte (pour contrecarrer le côté oversize de la combi’ et ne pas couper votre silhouette), les fameuses baskets Stan… ou des escarpins, des créoles (une valeur sûre doublée d’un pacte tacite avec Cristina Cordula). Prête en dix minutes chrono, cela relèverait d’une révolution fashion !

Combi by night:

Là, on va égayer cet outfit un poil tristounet. Maximalisez ! Chaussures fun, access’ bling-bling ou a contrario, escarpins noirs et super pochette de disco queen avec deux trois colliers de perles enroulés à la va-vite (pour un côté faussement négligé), très Parisian girl. Alors, qui sera la reine du dance floor .

La rédac’ says relax:

Pas question de se défaire de sa combi « chérie » et ce, même le week-end ! Mules hyper cool dans un esprit normcore ou moumoute ultra-cute, sac XXL juicy ou minaudière dans un esprit bestiaire « domestiqué », éventuellement un blouson en denim oversized (quoique optionnel). Pourquoi devrait-on choisir entre « classe » et « cool » quand on peut avoir les deux !

Rock’n’roll addiction:

On additionne les addictions avec ce look rock: au perfecto clouté, zippé ou over-destroyed on associe des boots noirs. Make love, not walls ? C’est l’étendard de la mode puisqu’on mixe sans cataloguer notre style.

Evidemment que cette combi’ pourrait faire dans le peace&love avec des sandales à pompons et des lunettes un tantinet mémère.

Oubliez les notions de frontières, d’époques, de moules et dites-vous que la mode, c’est un jeu « de fashionistas » exquis. Vous avez une esquisse de « possibles vestimentaires », la balle est maintenant dans votre camp !