Event de choc : Le Summertime Madness de Mooja

Il faisait chaud et on n’avait pas forcément envie de sortir sauf que, les stories de plusieurs Insta-girls nous ont donné envie de piquer une tête dans la piscine du concept store Mooja entre deux découvertes « fashion ».

#beforetheshow 👑

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L’évènement de l’été chez Mooja Store?

Donner de la visibilité ou du moins, plus de visibilité à la création tunisienne dans un lieu qui respire la modernité, l’authenticité et la générosité, voici la philosophie de Farès Chèrait, le co-fondateur de Mooja et designer de formation. Surfant justement sur un esprit tunisien voire une cartographie moderne de la Tunisie tout en respectant l’univers des créateurs de mode avec lesquels il collabore, le jeune designer encourage ses « pairs » à croire en leurs travaux via des événements, sous la forme de « parties », organisés tout au long de l’année. Summertime Madness, l’évent auquel on a assisté, a mis en avant des créateurs de prêt-à-porter féminins, masculins, casual et « night clubbing », afin que tout le monde puisse trouver son bonheur –et repartir, en prime avec la banane :!-

Parlons création-s !

💛LIRA FEVER💛

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Keep it 10 léf 🙏❤😎👌🏻 #Banjer #Banjersocks #Socks #sockstyle #Beautifulpeople

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Be feminine and romantic, beautifully refined #mayaswim #blackswimwear #swimwear #swimsuit

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Dans la mode, c’est l’union qui fait la force. Complémentaires bien qu’ayant tous conceptions diamétralement opposées de la fashion sphère, Braim Klei et Khadija Husseini ont de facto réussi à unir leurs univers respectifs en fondant Urban Gate. Un streetswear adouci par une touche de féminité, des inspirations nippones –on retrouve les pois chères à l’artiste Yayoi Kusama chez Urban Gate- modulées sur des vêtements sexy tout en restant « kawai » et enfin, du pop art dans la veine de l’Impératrice quand Roy Lichtenstein se fait moins « remarquer », Urban Gate plait aussi bien aux « millennials » qu’à leurs parents. Chez Chitana aussi on fonctionne en tandem ! Sœurs dans la vie, « Chitana » et Soraya –la marque éponyme estampillée tenues de soirée- exposent ensemble. L’une se veut plus casual et nous convie à être « Tunisian as Fuck » quand l’autre se penche sur la fashion attitude des noctambules, le duo élargit ainsi sa gamme en s’intéressant à l’intégralité du vestiaire féminin. Coup de cœur aussi pour les marques Nathalie et Zannad Casual qui fonctionnent comme le yin et le yang. On n’oubliera certainement pas de citer les dernières créations embijoutées et « bling » de Maya Swim qui s’impriment, instantanément, sur la rétine. Minimalistes et « atemporels », plus « bling-bling » et tape-à-l’œil, tous les styles ont été abordés avec tact et ce, jusque dans l’accessoire.

Côté accessoire, Kahena a été fidèle au poste avec des nouveautés qui suivent la mode actuelle tout en gardant son empreinte originelle. Idem pour Atam Jewels qui nous permet, avec ses bracelets, de s’adonner à l’art du « stacking ». Enfin, gros crush pour la jeune marque de chaussettes Banjer_lab qui mixent pop culture US –avec la junk food, des dessins de vinyles façon années MTV- et les avatars de rappeurs américains- avec des références plus pointues –Frida Kahlo en tête- et Abou el Kacem Chebbi, version « pop » pour un effet « sensas’ ». Ces socks se portent très bien avec des baskets, des babouches voire des mules, c’est à vous de « jauger » votre potentiel fun et arty !

La création tunisienne n’a pas encore dévoilé toutes ses cartes quant au consommateur tunisien, il est, semble-t-il, fin prêt à troquer ses derniers craquages « first fashion » pour un achat plus raisonnable et éthique. Affaire à suivre…