Mouez Maatoug, le champion des champions

A 23 ans, Mouez Maatoug est un champion. Il n’avait pas besoin d’une cape ou d’un super pouvoir pour rafler les titres les plus convoités dans le monde du sport, mais plutôt d’une détermination et d’une volonté défiant toute épreuve.

We are the champions

Amoureux de sport depuis l’enfance, Mouez Maatoug s’est entraîné sans relâche. Le jeune homme nous a confié qu’il lui arrivait de s’entraîner « jusqu’à trois fois par jour » parce qu’il n’avait qu’un objectif à l’esprit : réussir. Pourquoi un sport de combat brésilien Jiu ? Pourquoi « la difficulté » ? C’est simple : Mouez a toujours été un challenger et a tourné, plus d’une fois, le dos à la facilité. Son entraîneur, Monea Bejaoui, à qui il ne cesse de se référer, a expliqué lors d’une interview que le « Jiu Jitsu » est un sport qui « permet de reprendre confiance en soi. Contrairement aux autres sports de combats tels que le Taekwondo, les adeptes de Jiu Jitsu se passent de protections. Le but est de dominer intelligemment l’adversaire et pour ce faire, il faut un minimum de confiance en soi. »

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La subtilité de ce sport sur laquelle s’ajoute une discipline de fer n’ont jamais rebuté Mouez. Une fois le bac en poche, le champion part aux Etats-Unis pour se perfectionner tout en gardant un pied en Tunisie. On n’oublie pas ses premières amours, n’est-ce pas ?

Pas une, mais deux médailles

Médaillé d’or en 2016 et en 2019, Mouez a été sacré champion d’Afrique à deux reprises avant de conquérir le monde. Mais si les récompenses font rêver, il ne faut pas perdre de vue les sacrifices qu’il y a eu derrière. «Quand je suis parti aux Etats-Unis, j’étais livré à moi-même. Le cadre « familial » de la salle de sport n’y était plus et j’étais face à de « vrais » champions, des athlètes internationaux qui auraient pu m’intimider» Mais ? « On avait un niveau quasi-similaire parce qu’en Tunisie, j’ai eu un coach exceptionnel qui nous a tous entraîné pour ce genre de circonstances. Quand tu choisis d’intégrer la Power Academy –la salle de sport où Mouez a pris des cours de Jiu Jitsu- tu choisis l’excellence. Il n’y a pas d’autres options possibles »

« De plus, je n’étais pas chez moi et je mettais 4h pour aller à la salle. Je n’avais pas de voiture du coup, je prenais le métro et je me trimballais avec mes affaires jusqu’à la salle » ça en valait bien la peine, non ? « Evidemment ! C’est tout bénéf et puis, il ne faut jamais cesser de croire en ses rêves. »

Mouez Maatoug a aussi eu une blessure à deux semaines d’une compétition mondiale, un coup qui aurait pu le déstabiliser mais notre champion n’aime pas les « lâcher-prise ». C’était « difficile mentalement. Après six semaines de préparation et un régime drastique, cette blessure n’était pas facile à encaisser. Mais j’ai su rebondir et me voilà avec ma médaille ! »

Ce qu’on a aimé chez ce jeune garçon, c’est sa motivation. Mouez a eu un parcours en dents de scie, avec des joies et des « galères » mais il n’a jamais douté de ses capacités. Et si c’était ça la définition de « la personne à suivre » ? Retenez bien ce nom : Mouez Maatoug parce qu’on n’a pas fini d’entendre parler de lui…