New-York Fashion Week ou le chantre de la différence

Si le mois de septembre rime avec Fashion Week, cette année, on a eu de la mode mais dans une forme plus généreuse et plus cool. Les filles souriaient, étaient un peu plus rondelettes et portaient des créations beaucoup plus flamboyantes qu’à l’accoutumée. Retour sur les moments marquants de la New-York Fashion Week pas comme les autres.

 

Fashion Week New-York: Quand mode et Art font bon ménage

Les femmes actives alias working girls ont été à l’honneur chez Tom Ford. Pour son « retour », le designer américain a renoué avec sa griffe porno chic tout en revisitant l’esprit workwear de Thierry Mugler. Ambiance années 80, cheveux courts, vestes XXL et couleurs flashy, voici une immersion très stylée dans les années ABBA.

TOM FORD S/S18 Women’s Collection Look 17. #TOMFORD #TOMFORDSS18 #NYFW

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@graciehartzel in TOM FORD S/S18 Women’s Runway Look 36. #TOMFORD #TOMFORDSS18 #NYFW

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@micarganaraz in TOM FORD S/S18 Women’s Runway Look 7. #TOMFORD #TOMFORDSS18 #NYFW

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Quant à Raf Simons, il a misé sur l’Art post-moderne avec une scénographie « hommage » à Sterling Ruby. Des bouquets de fils de laine, rouge sang, pendouillaient du plafond, comme une transposition d’un tableau sanguinolent de Ruby dans la vraie vie. Mais la culture pop a dépassé le cadre scénographique pour se mêler aux vêtements. Le portrait miniaturisé de Brook Shields, l’une des égéries CK, était floqué à l’arrière des jeans avant qu’on ne découvre des vestes clin d’œil aux sérigraphies d’Andy Warhol. Quant au cinéma américain, il a été incarné par les bottes de cow-boy que chaussaient la quasi-totalité des mannequins. Raf Simons a abordé la période post-trumpiste avec nostalgie, oscillant entre « cauchemar et réalité ». En effet, ses pièces étaient maculées de rouge, tombant presque en lambeaux. La résille a aussi été au rendez-vous, grimpant jusqu’aux bustes des modèles. Vêtements gangrénés par une politique outrancière ou engagement latent ? Raf Simons est resté fidèle à l’esprit CK tout en rajoutant, subtilement, sa touche personnelle.

Le final du défilé @calvinklein à la Fashion Week de New York #ss18collection #newyork #nyfw #fashionweeknewyork

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Idem pour la marque « prêt-à-porter » Coach. Warhol a cédé sa place à Keith Haring, autre figure emblématique du Pop Art. Toutes les pièces étaient aussi pailletées que pop. Comme une régression –enfantine- vers une Amérique insouciante, qui aimait faire la fête avant d’être rattrapée par le virus du Sida. Rose fluo, vert chlorophylle, jaune poussin ou encore bleu disco, si l’ambiance était festive, elle ne tardera pas à laisser un arrière-goût d’amertume, celui d’une réalité qui nous court après.

Glitter island and #KeithHaring influence at @coach. Filmed by me, edited by my @cholpak ⭐️

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La mode se lâche

Alexander Wang, voilà un autre créateur amoureux de « festivals ». C’est d’ailleurs l’intitulé de son show #Wangfest. Si on a déploré le manque de créativité stylistique, suite à un déferlement de noir et de pièces déjà-vu-, on ne pouvait pas en dire autant sur le thème du défilé. Des mannequins parcouraient tout New-York, confondant Silicon Valley et New-York City et un designer qui jouerait volontiers au Dj’s, on avoue qu’on était perdus derrière nos écrans. Déception esthétique versus folie des festivals, il faut choisir sur quel pied danser.

@kendalljenner in a custom @stephenjonesmillinery ‘WANGOVER’ party crown made from crystal and black feather. #WANGSS18

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🎉@sofiarichie #WANGSS18 #WANGFEST

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Autre ambiance chez le collectif VFiles. Cette année, des graines de créateurs ont déployé leur talent au Barcleys Center. Des mannequins mutants, un esprit de science-fiction hautement revendiqué –et assumé-, des pièces futuristes et des converses pour apaiser les foudres des esprits bien-pensants, l’inspiration des Vfilers venait certainement d’ailleurs. On ne pouvait pas s’empêcher de faire un parallèle entre Xfiles et VFiles bien que cette fois-ci, c’est la mode qui vient d’ailleurs. Autre caractéristique, le label a déconstruit les codes définitoires du vêtement en mêlant différents genres, styles et pièces. Résultat ? Un défilé surréaliste piloté par une bande de créateurs avant-gardistes. Tranche d’âge : 30 ans. La mode nous réserve encore des surprises.

✨@louispileggi #VFILESRUNWAY 9! ✨

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Behind the scenes of #VFILESRUNWAY 9! 👀

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⭐️ @inxxfashion #VFILESRUNWAY 9! ⭐️

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👯‍♂️ @junjieantwerp #VFILESRUNWAY 9! 👯‍♂️

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😛@junjieantwerp! One day till #VFILESRUNWAY‼️

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Pulled up to #VFILESRUNWAY like … 😜 #NewAmsterdamVodka @newamsterdamvodka

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Mais la vedette des stylistes c’est bien Rihanna. Audacieuse, elle a jeté un pavé dans la mare en faisant défilé Slick Woods. Jeune mannequin « gender fluid » -refusant de rentrer dans tous les moules-, Slick Woods hypnotise par ses courbes, son boule à zéro, ses dents du bonheur mais surtout, par son authenticité. Loin de se laisser intimider par le duo Kendall Jenner/Gigi Hadid, cette métisse de L.A a trouvé en Rihanna un mentor. Muse (im)parfaite, elle a même fait du motocross en guise de final pour le défilé Rihanna pour FentyPuma. Côté mode, les tongs sont revenues en force. Quant au k-way et à la banane, ce n’est pas demain qu’on va les remettre au placard. Ces « ringardises » d’hier n’ont jamais été aussi in.

Just as soon as you thought the Fenty show couldn’t get any better. Eternally grateful for you @badgalriri

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Wheels and dust @badgalriri #newyorkfashionweek #newyork #ss2018 #rihanna #nyfw #fashion

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Ralph Lauren, Oscar de la Renta ou encore Marc Jacobs et Victoria Beckham, ils ont tous revisité les paillettes, les franges, les couleurs flashy ou encore le vinyle à leur manière. Pas de grandes prouesses en matière de création mais ces designers ont –presque-tous misé sur les lieux de leurs défilés. Les mannequins de Ralph Lauren, habillés à la Schumacher version glamour, se faufilaient entre sa collection de voitures de luxe –le défilé s’est tenu à son garage- alors que chez Marc Jacobs, il n’y avait que les pas métronomiques des tops en guise de musique. Une atmosphère glauque régnait sur le Park Avenue Armony. Heureusement que sa collection était « exotique » via des turbans, des combinaisons hautes en couleurs et même imprimés fleuris assez enfantins. Une sorte de conte de fée où l’enfance se teintait de cruauté. Machiavélique et gentil, les deux aspects de la mode étaient là.

The finale of the Ralph Lauren Fall 2017 Fashion Show. #RLFall2017 #NYFW

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The inspirational setting for a seated dinner with Ralph Lauren following last night’s #RLFall2017 runway show. #NYFW

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Waiters, in signature Ralph’s Garage jumpsuits, at last night’s dinner in celebration of the #RLFall2017 Collection. #NYFW

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Models lined up in splatter print and sequin looks from the #odlrspring2018 collection.

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Look 32: black tulle flyaway sleeve dress with scribble leaf thread work and embroidery. #odlrspring2018

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The Dorothy #VBSS18

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#VBSS18

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#VBSS18

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Marc Jacobs: the long march

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SOMEWHERE 💛 #MJSS18 via the cover of @WWD

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And with the @marcjacobs show, that’s a wrap on #nyfw

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La New-York Fashion Week a été aussi synonyme de premières fois. Kaia Gerber, la fille de Cindy Crawford, est entrée de plain-pied dans l’univers des catwalks, la maison Eckhaus Latta a fait défiler une femme enceinte jusqu’aux yeux et Philipp Plein a parachevé son défilé SM –sado-maso- avec un strip-tease signé Dita Von Teese. Pour clore cette semaine de la mode, Gigi et Bella Hadid nous ont montré, encore une fois, que la « sororité » faisait la force. Ayant perdu une chaussure, Gigi Hadid a pu compter sur Bella pour finir le show de Anna Sui. C’est à cloche-pied et aidée par sa frangine que Gigi a mis le point final à ce défilé mi-bohème mi-folk. Prochaine destination ? Londres ! #London_Calling_les_fashionistas

@iblamejordan @papermagazine

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an amazing way to end NYFW… closing! always love being with my @marcjacobs family

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Bella and Gigi walking for Anna Sui SS18. #NYFW

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