Fresh news: Olivier Rousteing relooke les danseurs étoiles

Ce n’est pas un scoop: Mode et ballet ont toujours flirté ensemble, deux arts où grâce et finesse trouvent leur essence. Toutefois, si les grands noms de la mode tels que Gabrielle Chanel ou Yves Saint Laurent n’ont pas caché leur engouement pour  les ballets russes d’un Diaghilev ou la dextérité d’un Noureev, la fusion entre ces deux univers ne s’est réellement faite que tardivement.

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Magnificence

Perfectionnisme, travail sans relâche et dépassement de soi, une énumération qui sied à merveille à une mode devenue « étoilée ». Puma et ses baskets « version chaussons de danse », des collections capsules qui nous ont mis l’eau à la bouche avec une profusion de tulle et de rubans délicats et ce numéro de corps longilignes lors de la fashion week parisienne où les mannequins défilaient avec une assurance fraîchement acquise, notamment chez Lanvin, tout en exécutant des pas chassés, le ballet valsait avec la mode sous nos yeux et ce, depuis plus d’une saison. Rhabiller la troupe de Bertaud n’est donc que la confirmation d’une Odyssée « fashion » légère, sautillante qui s’est amourachée au beau milieu de son déroulement de la maison Balmain. C’est en fait le designer et « soliste » le plus « bing-bling » de sa génération qui a mis son génie aux services de la danse classique pour une collection « Renaissance » voire post-Renaissance qui en dit long sur son travail. De l’or, de la broderie, un faste corrélé à son « army », des pièces de caractère pour des danseurs endiamantés, « embijoutés », bref, le créateur transpose ainsi l’esprit Balmain sur le scène de l’Opéra. Bertaud n’a d’ailleurs pas caché son ambition d’insuffler une nouvelle vigueur à ses danseurs  « Je voulais proposer un ballet d’aujourd’hui. » Dépoussiérer la « danse classique » en plongeant, avec un justaucorps » griffé Balmain, dans l’air du temps ? Voilà la volonté de ce tandem jeune, talentueux, fasciné par l’Age d’Or de la civilisation française, se considérant comme l’héritier légitime d’un legs monarchique. Le roi  est mort, vive le roi? Nous dirions plutôt « vive la Balmain Army » au sein de l’Opéra de Paris !

Immersion  totale dans l’esprit d’une Cour versaillaise modernisée à bon escient