Pharrell Williams pas du tout Happy !

Pharrell Williams en veut une dent à YouTube. Il s’est joint à 42 autres artistes qui se sont fait représenter par Global Music Right, érigé comme nouveau défenseur américain des auteurs-compositeurs.

La société GMR compte donc attaquer YouTube en justice. Elle réclame déjà une bagatelle allant d’un à trois milliards de dollars à titre d’indemnité et exige le retrait de plus de 20.000 morceaux diffusés par le mastodonte du streaming.

La bataille s’annonce chaude.

En fait, Pharrell se marrait bien du succès fulgurant et mondial qu’a connu Happy à sa sortie, mais là, il semble moins flatté. Il s’estime sous-payé, à la limite exploité par YouTube. Il dénonce la baisse des ventes de ses albums.

Irving Azoff, fondateur de GRM en 2013 se scandalise sur les colonnes de The Hollywood Reporter,du fait que« N’importe quel service de diffu­sion, y compris YouTube, doit obte­nir la permis­sion auprès des proprié­taires de copy­right de distri­buer leurs compo­si­tions », or « aucune licence n’a été établie avec YouTube pour la diffusion de ces 20.000 morceaux »dont ceux de Pharrell Williams, mais aussi de John Lennon, The Eagles, Smokey Robinson ou George et Ira Gershwin.

Une drôle de coïncidence quand on apprend que le site YouTube vient de lancer son nouveau service payant Music Key. Toujours sur les colonnes du Hollywood Reporter le site de vidéos rétorque «Nous avons conclu des accords avec les labels, les maisons d’édition pour notre service Music Key… pour permettre à notre lecteur de jouer toute la musique disponible sur YouTube».

C’est à ce point qu’un responsable de BMI intervient pour réclamer  «le besoin de droits modernes».

L’arroseur arrosé ! En tout cas une bataille qui va faire couler de l’encore !!!