Interro mode : Qu’est-ce que le « post streetswear » ?

Mais où est passé l’esprit « streetswear » cette saison ? Entre les inspirations punks, le retour du tailleur unisexe et les gadgets what ze fuque, les jogging se faisaient de plus en plus rares. Et si en fin de compte le look de « banlieusard » était has-been ?

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L’explication des pros

« Il n’y a plus de dualité streetswear / tailoring mais un mélange entre l’esprit du streetswear et la tradition du tailleur » dixit l’historien du vêtement Xavier Chaumette. Aujourd’hui, il n’est donc plus question de cloisonner les styles et les looks mais plutôt de procéder à un « mix » qui conviendrait aux goûts et aux aspirations de chacun. S’ajoute à cette explication historique l’envie de tout avoir. Il y a tellement de choix et de tendances à portée de mains –qui apparaissent d’une manière éclair sur les réseaux sociaux- qu’on est dans l’urgence de tout essayer, quitte à mélanger plusieurs styles afin de goûter à tous les styles. Cette frénésie, incarnée par une fièvre acheteuse de plus en plus banalisée, est la conséquence d’une mode aussi versatile que frénétique et d’une offre exponentielle.

 

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CHINESE ZODIAC CAPSULE – DISCOVER YOUR SIGN ONLINE www.ssense.com @ssense PIC: @ban_koku

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AARON PHOTOGRAPHED IN LONDON DECEMBER 2018 ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ THE SUMMER 19 COLLECTION PART II ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ #CELINEBYHEDISLIMANE

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resort men’s 19 Off-White™ collection titled “Impressionism“. styling c/o @francescacefis photography c/o @viktorvauthier

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Le look « n’importe quoi » est le look de demain

Tailleur/pantalon, choker et dad shoes… ces trois éléments disparates se trouvent aujourd’hui dans une même tenue, un « patchwork » salué par un public friand de « zarbittude » et ouvert à toute forme de déroute esthétique. Il n’y a justement plus de barrières entre ce qu’on voit sur les podiums et ce qui se passe dans la rue. La création et l’audace n’étant plus l’apanage des directeurs artistiques, de plus en plus de « jeunes » -ce phénomène touche essentiellement les millenials lambda ou les influenceurs- se réapproprient la casquette de la création pour concevoir un look à la limite de la schizophrénie vestimentaire. Le look du bad boy des années 90 flirte ouvertement avec une pièce à l’estampille punk. L’attitude de la « jeunette héroïnomane » matche très bien avec le style hippie et baba cool. Enfin, le look du skateur destroy est souvent adouci par une pièce « émo », sans aucun complexe.

 

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blue my mind ☄️

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X

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TOUCH OF PINK #pink #tunisie #blog #positivevibes #lookoftoday TOTAL LOOK FRIPPERY ♨️

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Alors, face à une telle « freakensteinisation » de la mode, l’ère du mono-style est-elle révolue ? Seul l’avenir nous le dira.