Problématique fashion : la mode est cool parce qu’elle est… ringarde ?

Tout a commencé en 2001 avec La famille Tenenbaum de Wes Anderson. En effet, on ne pouvait pas rester insensibles au fameux « survêt’» rouge pétant de Ben Stiller… ni d’ailleurs à tous ces personnages qui ont sillonné l’oeuvre du cinéaste américain. Lunettes d’intello XXL, cartables et bandeaux remis au goût du jour, et ce béret, tellement honni par nos années lycée et qu’on retrouve en It-Access.

Bienvenue dans une modosphère qui fait la part belle de tous ces ex-parias du dressing.

Parlons Fashion Week : après les combinaisons moulantes prônées par Donatella Versace la saison précédante et par Gucci lors de la dernière Fashion Week italienne, les bérets mi-rock, mi-féminins, « revisités » par Maria Grazia Chiuri, sans oublier les chaussettes montantes associées à des claquettes chez Chanel lors de son show à cuba, la mode puiserait ainsi son inspiration dans la rue, réhabiliterait le « démodé » tout en essayant d’être poétique. L‘humain avait tellement crié qu’il est aujourd’hui à bout de souffle. Du coup, à défaut « d’aboyer » en brandissant les slogans de nos ancêtres, on a décidé de se complaire dans notre mélancolie. Triste constat d’une époque qui va trop vite, d’un temps qui fuit, et de notre air ahuri face à toute cette frénésie. La mode voudrait de ce fait nous souffler notre triste tragi-comédie : épuisés par les conflits, nous demeurons spleenétiques en « ringards/dandys chics ».

Bref, inspirez-vous de ces pièces et vous serez (bizarrement) IN!