Fashion Week : Que retenir de la Fashion Week new-yorkaise ?

La Fashion Week New-Yorkaise s’est achevée le 14 février et elle nous a laissé sur notre faim…La cause ? Un mood un peu trop dark, une ambiance pour le moins pessimiste et ce, malgré quelques touches « audacieuses » signées Tom Ford ou encore Diane Von Fustenberg.

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Pussy Power ?

Comment ne pas penser à la femme forte, leader au sein d’une horde de « messieurs » un peu trop sûrs d’eux ? Conquérante dans un univers peuplé d’une armée de « clones Weinsteiniens », elle se lance dans la course tout de noir vêtue chez Alexander Wang à la manière d’une « Matrix Girl ». Fidèle à sa griffe « kitschisée » à dessein, Tom Ford la voit comme une panthère, féline et fatale alors que chez Diane Von Fustenberg, elle reste cérébrale et raffinée. Idem chez Victoria Beckham où la Lady « Oscar » dans sa version 2018 ceinture sa robe ou sa veste, troque le moulant pour l’oversize et sort pratiquement sans make-up. Une nouvelle « féminité » vient de voir le jour.

The TOM FORD Women’s FW18 Show. #TOMFORD #TOMFORDFW18 #NYFW

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Génération désenchantée

Voire millennials désinhibés chez Raf Simons. Les MDMA et autres substances illicites, prônés jadis par l’héroïne éponyme de Christiane F, s’affichent impunément sur les sweats et les t-shirts. Filles et garçons –Simons a fait fi du genre depuis des quelques saisons- flottent dans leurs vêtements, affichent des attitudes nonchalantes, bref, sont comme blasés alors qu’ils ont à peine vingt ans. Même constat chez Coach mais avec une atmosphère un peu plus « bohème ». Les héritiers de Morrissey adoptent des looks romantiques à souhait. Nostalgiques, ces « enfants du siècle » dégagent un spleen inquiétant via des pièces aux couleurs automnales. Leur maître, « castafiore »  ravagé, leur a laissé un joli legs : une garde-robe hippie sur laquelle s’est greffée le pessimisme de la cold wave. Saisissant !

RAF SIMONS SPRING18 CAMPAIGN, STYLING: #olivierrizzo PHOTOGRAPHY: @willyvanderperre

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Marc Jacobs a-t-il perdu la boule ?

« Des couleurs flashy, des bijoux parsemés un peu partout, des tissus précieux, des chapeaux incroyables de Stephen Jones, des silhouettes accessoirisées des pieds à la tête… Ce sont des tenues de podiums, c’est ce que je fais, c’est que j’aime » voilà ce qu’a lâché le plus cool des créateurs outre-Atlantique au magazine WWD. Sauf que ces chapeaux XXL nous rappellent la culture japonaise, ce qui n’est pas mal en soi. Petit bémol : la collection de Mr Jacobs offrait trop d’informations, trop de messages « subliminaux » à la seconde ce qui signifie qu’un mortel « lambda » ne pourrait pas tout décrypter, tout analyser, tout assimiler en une story Instagram. La mode s’est un peu trop démocratisée et on commence sérieusement à se demander si cet élan, quasi frénétique, connaîtra une prochaine décélération. Affaire à suivre…


Bilan des courses

La Fashion Week new-yorkaise a été désertée par plusieurs créateurs (à l’instar de son créateur-vedette, Tommy Hilfiger). De plus, on est saisi d’une impression de « déjà vu » après chaque défilé…alors, l’obsession des tendances donc du business a-t-elle tué la mode ou il y a encore de l’espoir ? Peut-être que la réponse se trouve à Londres…