Une rupture amoureuse est aussi violente que d’arrêter la drogue

La rupture amoureuse et un passage inévitable pour tout le monde (sauf pour quelques licornes  de la vie amoureuse). Le cœur brisé, la tristesse, les larmes sont des réactions tout à fait normales lorsqu’on rompt avec celui ou celle qui était supposé (e) être notre moitié pour le reste de la vie. Pour certains, une rupture est beaucoup plus difficile à gérer que pour d’autres, ils prennent plus de temps pour remonter la pente, et ont du mal à oublier et à aller vers l’avant. La douleur est trop grande, mentale voire même physique.

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L’amour est une addiction naturelle qui a évolué sur des millions d’années en tant que mécanisme de survie de la race humaine. Comme l’abus des drogues, l’amour est un état altéré, qui commence par l’euphorie et finit par le manque. Mais à l’encontre des autres addictions qui affectent un faible pourcentage de la population, certaines formes de l’addiction amoureuse peuvent toucher la majorité des êtres humains. Une minorité échappe à la douleur du rejet romantique.

La science de l’amour Image associée

 

Il y a trois étapes pour tomber amoureux : premièrement, le désir, qui est lié à nos hormones. Ensuite, l’attraction qui est de nature sexuelle, et durant cette phase des neuro-transmetteurs entrent en action tels que : la dopamine, activée aussi par la cocaïne et la nicotine, et la sérotonine le composant chimique le plus important quand on parle d’amour et qui peut nous rendre temporairement « fou » (d’où le terme fou d’amour).. Et enfin, la phase de l’attachement qui est la phase la plus durable, où la relation mène à  un engagement à long terme et où des liens plus forts se créent. Durant l’attachement, le système nerveux sécrète deux hormones : l’ocytocine et la vasopressine. Ce qui prouve que l’amour se passe essentiellement au cerveau, et agit sur ce dernier comme un trouble mental.

L’amour n’a rien à voir avec le cœur comme on le pensait.

Qu’est ce qui se passe après une rupture ?

Des études scientifiques ont démontré que sous scanner, les zones du cerveau humain actives après une rupture sont les mêmes actives pour les accros à la cocaïne. L’effet qu’à la rupture n’est pas juste émotionnel, mais neurophysiologique (la neurophysiologie est l’étude des fonctions du système nerveux), puisque lorsqu’on n’est plus dans l’état amoureux, le cerveau est privé de toutes les hormones et composants chimiques que notre cerveau sécrète et qui nous faisaient du bien.

On est en manque de la personne aimée comme on est en manque de nicotine ou de drogues. Et à cause de l’attachement créé, on veut toujours être auprès de cette personne, on y pense tout le temps, on fait même des choses dangereuses  pour qu’ils reviennent, on ne mange plus, on ne dort plus… on est tous coupables de ce genre de comportements.

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Après la rupture, certains souffrent de signes de manques qui se traduisent par une perte de contrôle émotionnel qui dure des semaines, voire des mois. Ceci inclut des coups de téléphone incessants, supplier l’autre pour se remettre ensemble, pleurer pour des heures, se tourner vers l’alcool, des scènes dramatiques en public pour exprimer la colère et le désespoir. Ça mène même à une dépression nerveuse.

Ce qui fait que tout ce que vous ressentez après avoir rompu, toute la douleur, qui peut même être physique, est similaire à l’addiction à la drogue et en sevrage. Ça prendra du temps pour que votre cerveau fonctionne normalement de nouveau et que vos hormones se calment.

Ceci dit, vous devez arrêter de vous sentir coupable de toute la douleur que vous ressentez, car elle est tout à fait normale, votre manque et vos réactions ont des bases scientifiques. Alors, après une rupture, prenez grand soin de vous et sachez que toutes ces émotions déchainées finiront par se calmer.