Stefano Gabbana : Entre le génie et la folie, il n’y a qu’un pas ?

C’est bien connu, la mode aime le scandale. Son truc ? C’est perdre pied, déclencher un tsunami et voir, de loin, ses ravages. Aujourd’hui, c’est Stefano Gabbana, l’un des deux pilotes de la maison Dolce and Gabbana qui nous inonde…de haine ou plutôt, qui n’hésite pas à décrire telle robe de « cheap » ou telle instagirl de « moche ». Stefano Gabbana perdrait-il la boule ? Ou serait-il l’un des rois du buzz calculé et maîtrisé pour un effet « choc » ?

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La rédac a tenté d’apporter quelques éléments de réponse au mystère Stefano Gabbana.

Ça dure depuis un moment

Et ça monte crescendo. La première barrière de l’intouchable a été franchie l’année dernière lorsque le « couple » a révélé, en toute impunité, habiller Melania Trump, délaissée alors par plusieurs grandes marques vu les prises de positions politiques de son époux. Deuxième coup de tonnerre : le refus de défendre la cause de la communauté LGBTQ+, ce qui expliquerait le soutien des deux créatifs apporté à la famille Trump, du moins, sur le plan politique. Mais si, il y a quelques mois, le bad buzz se faisait à deux, aujourd’hui Stefano Gabbana semble avoir surpassé sa moitié en commentant, d’une manière quasi compulsive, les posts de plusieurs influenceurs. La malveillance est telle que tous ses commentaires seraient dignes d’un élève en CM1 puisque se contenter des mots « cheap » ou « ugly » sans donner suite à un raisonnement n’est pas digne d’un artiste, mais d’un hater et même, d’un détraqué du clavier.

Une stratégie marketing savamment élaborée

Avec le retour de Hedi Slimane dans l’arène fashion ou encore, l’intérêt de plus en plus grandissant des millennials pour des marques telles que GmbH, Vetements ou encore Gucci, alors qu’il y a quelques saisons, ils ne juraient que par le sigle D&G, faire parler de soi et a fortiori de sa marque, devient primordial. Ainsi, on se retrouve face à un couple a priori clivé, manichéen, où, les frasques de Stefano sont vite édulcorées et parfois littéralement gommées par son gentil acolyte, Domenico, la face « moins bitchy » du duo. De plus, le comportement de Stefano ne nous est pas si étranger puisque plusieurs instagrameurs sont quotidiennement attaqués par des « haters », ces followers qui ne les suivent que pour lâcher un propos blessant. On pourrait aussi les qualifier de « loups solitaires » puisqu’ils déchargent, individuellement et sans raison-s apparente-s, leur haine sur autrui, montrant, encore une fois, l’ampleur du vide dans lequel ils vivent. Stefano semblerait s’inspirer de ces …. Spécimens, haineux mais qui, réciproquement, n’inspirent que la haine. Aigri sur la toile, Stefano met en avant, à travers son comportement, ce hater, la face sombre d’internet. Ce dernier serait de facto le nouveau joujou qui l’inspire et qu’il nourrit jusqu’à lui piquer le rôle-titre. Lassé des millennials, un thème qu’il a exploré jusqu’à l’épuisement, le duo s’est tourné vers l’anti-millennial-gentil, vers ce weirdo d’internet, oublié jusqu’à maintenant, par les autres maisons. Alors véritablement zinzin ou avant-gardiste ? Le duo italien, qui fonctionne désormais en pièce détachées, semblerait cacher un jeu aussi divin que risqué. Affaire à suivre…

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