Stupeur et tremblements chez Lanvin: Bouchra Jarrar déclare forfait

Lanvin avait trouvé le Graal en la personne de Bouchra Jarrar. Délicate et cérébrale, celle qui a succédé à Albert Elbaz quitte son poste de DA après seulement deux collections à succès. « Une arrivée en forme de césure » déclarait-elle au Vogue français. Un poste honorifique et une nouvelle dynamique plus intellectuelle et moins frénétique avait-elle insufflé à la maison. Bouchra et Lanvin, c’est une idylle aussi brève que marquante, pour notre plus grand regret.

Sa griffe ? 

A la tête de sa maison éponyme depuis sept ans, celle qui avait fait ses armes entre autres chez Jean-Paul Gaultier en tant que dessinatrice de bijoux ou encore chez Balenciaga avant l’ère Demna Gvasalia a rendu la silhouette Lanvin plus élancée, allurée et sans conteste cérébrale. Allant du « réel vers l’imaginaire », la femme Lanvin  avançait tout de dentelle vêtue, s’armant de rose pâle et de quelques plumes bref, une lady néo-romantique avec un côté masculin et une force de caractère à la George Sand. Un potentiel érotique mis en avant grâce à un intellect subtilement affiché,  Bouchra a inscrit ce romantisme modernisé sur une stèle résolument couture. Indélébile restera son court séjour chez Lanvin via  ses « filles du feu » frappantes par leurs airs anachroniques.

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Lanvin Automne-Hiver 2017/2018 prêt-à-porter

Le motif d’un départ choc de Bouchra ?

Bouchra ne s’est pas encore épanchée sur la cause de son départ. Va-t-elle se recentrer sur sa maison ? Était-elle en proie à une surcharge de travail (survivre au rythme effréné des Fashion Week peut s’avérer extrêmement difficile pour certains créateurs) bref, on sent comme une atmosphère saturnienne qui plane sur Lanvin tout en ayant à l’esprit des bribes du d’Albert Elbaz, au bord du burn-out. Affaire à suivre…