Suis-je phobique ?

On a tous en nous des peurs irrationnelles, des situations ou des choses qui nous mettent dans tous nos états et nous bouleversent, mais de là à se dire que l’on est phobique ?! Pas forcément. Dégoupillons un peu tout ça…

Qu’est-ce qu’une phobie ?

La phobie est avant toute chose une peur irraisonnée et irrationnelle, contrairement à la peur qui, elle trouve son origine et sa raison dans la situation à laquelle on est confronté. Ce qui fait que la phobie est irrationnelle est qu’elle peut être provoquée par une situation sans danger. C’est dans ce caractère de danger irréel que cette pathologie prend naissance.

Quels en sont les types ?

Faisant partie des troubles anxieux parmi les plus répandus, la phobie touche beaucoup de personnes. On en dénombre en tout 6456 types ! Mais on peut les subdiviser en 2 grands groupes les phobies sociale (agoraphobie qui est la peur des grands espaces, la crainte des gens, du regard et de la présence de l’autre…) et les phobies spécifiques (d’un objet).

D’où vient-elle ?

Que ce soit durant notre enfance, adolescence ou encore dans notre vie d’adulte, nos peurs sont nombreuses, mais elles ne se transforment pas en phobies pour autant. Bien que les facteurs d’apparition soient encore mal connus, il semblerait qu’il faut qu’il y ait une première expérience désagréable survenue au préalable dans le ventre maternel ou dans la petite enfance, en plus d’une composante organique ou génétique, parfois encore un facteur familial.

Comment se manifeste-t-elle ?

Lorsque la personne phobique se retrouve en face de l’objet de ses craintes, sa réaction ne se fait pas attendre. De suite, elle se retrouve envahit par un fort sentiment d’inconfort et d’embarras. La première réaction est une grande inquiétude du fait de ne pas bien identifier et de savoir expliquer ce qu’elle ressent. Son souffle devient court, et la peur s’installe. La terreur se lie dans ses yeux, elle peut même devenir un brin incohérente, puisqu’à ce moment, c’est la peur et l’irrationnel qui dominent.

Que faut-il faire ?

Avant toute chose, il faut pouvoir affirmer avec certitude si l’on est phobique ou non et se dire que l’on peut en sortir. Pour cela rien de mieux qu’une consultation chez un psy pour tirer tout cela au clair. Et si, par chance, notre angoisse est liée à un lieu, un objet ou une situation précise on l’évite autant qu’on peut : ascensumophobie (peur des ascendeurs) ? On préfère les escaliers ! Podophobie (peur des pieds) ? On garde ses chaussettes et on évite la plage !