Teri Hatcher poursuit son combat et raconte son histoire à l’ONU!

Il semblerait que dans la vraie vie, Susan Mayer, la résidente aussi sexy que maladroite du fameux quartier de Wisteria Lane dans la série américaine Desperate Housewives, n’a pas l’esprit aussi léger que sur l’écran.

En effet, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, tenue mardi 25 novembre, à New-York, l’actrice Teri Hatcher est passée des plateaux de tournage à la tribune des Nations Unies qui ont annoncé 16 jours de sensibilisation, jusqu’au 10 décembre.
Revenant sur sa propre histoire, Teri a évoqué un passage terrible de sa vie et a prononcé, en larmes, un discours émouvant devant toute une assemblée de personnalités politiques.

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Il est à rappeler qu’en 2006, Teri Hatcher avait annoncé avoir été abusée sexuellement par son oncle, alors qu’elle n’avait que 7 ans.
A 30 ans, alors qu’elle faisait des cartons d’objets de son enfance chez ses parents, elle est tombée sur un article de journal au sujet d’une fillette de onze ans qui s’était donnée la mort, victime du même agresseur.

Un déclic qui l’a poussée à prendre son courage à deux mains, lorsque Teri a fait une déposition à la police contre son oncle, qui finit, actuellement, ses jours en prison.
Le silence qu’elle a gardé durant de longues années l’a visiblement trop affectée, d’autant plus qu’elle se dit avoir vécu, avec sa famille, une culpabilité, une colère et une profonde tristesse.
“J’étais silencieuse et mon oncle était libre et irresponsable de ces actes », a-t-elle noté.
Teri Hatcher se décrit, aujourd’hui, comme une survivante mais pas une héroïne.
“Je suis simplement l’une de ces femmes sur trois qui sont obligées d’accepter que la violence fasse partie de leur histoire”.

Invitée par l’ONU pour le lancement de cette campagne de sensibilisation contre les violences subies par les femmes, l’héroïne de Desperate Housewives est revenue sur cette sordide histoire avec laquelle elle a appris à vivre, ainsi que sur la honte qu’elle a ressentie avant de trouver le courage de briser son silence.

Un discours qui a été vivement applaudi, et l’actrice a même reçu une accolade amicale de la part du secrétaire des Nations unies, Ban-Ki Moon, avec lequel elle a participé, lundi 24 novembre, à une cérémonie pour le lancement de l’illumination de l’Empire State Bulding en orange, la couleur symbole du combat contre la violence faite aux femmes.

Actuellement, l’actrice se déclare fortement engagée pour faire changer les statistiques.
“Je me ferai entendre jusqu’à ce que ces chiffres changent, et jusqu’à ce que les femmes qui ont été victimes se sentent moins seules”.
Teri Hatcher souhaite, alors, que plus de femmes témoignent contre leurs agresseurs, tout en mettant en garde contre ce qu’elle appelle “les dangers du silence”.