Focus sur… Vetememes la parodie de la marque « Vetements »

Un brooklynois du nom de Davil Tran a sur un coup de tête, décidé de parodier la marque Vetements –qui tient, elle aussi, les rênes de la parodie- en floquant un vieil anorak noir du logo Vetememes. Depuis ce jour, la contrefaçon est devenue hype.

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Un phénomène viral

Avec Vetememes, on est au cœur de la contrefaçon et ce, sans filtre. Davil n’a en effet jamais caché son envie de parodier l’une des marques les plus cool du moment en la prenant dans son propre jeu. Grand collectionneur de pièces venant de différentes griffes et revendeur expérimenté, ce geek a pourtant flairé un bon moyen de se faire une notoriété –et quelques sous supplémentaires- en s’attaquant à Vetements. De plus, le groupe qui s’est déjà réapproprié les marques DHL et IKEA, offusquant ainsi les esprits bien-pensants, ne pourrait pas poursuivre Davil en justice puisqu’il fait un peu pareil.

Davil le créateur de Vetememes a donc choisi une excellente cible qui a même poussé sa tête chercheuse, Demna Gvalia à sortir de tels propos «  j’espère qu’il a aimé réalisé son projet autant qu’on a aimé faire nos vêtements. »

 

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 L’art de la vente

Davil n’a évidemment pas de boutiques et distille ses pièces détournées au compte-gouttes. Selon le Vogue Us, ses pépites sont disponibles sur le site Big Cartel. Mais loin d’user des techniques de ventes habituelles, chez Vetememes, c’est le client qui sélectionne la pièce qu’il voudrait avoir –donc qui serait mises en vente, pour une garantie d’achat- à seulement 59$. Et ça marche. Davil joue aussi beaucoup sur le visuel en reprenant les codes du label Vetements et de la maison Balenciaga –qui devient Boolanciaga- en poussant la parodie jusqu’à se réapproprier les lieux et les idées de shootings.

 

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INSIDE-OUT CAPSULE COLLECTION www.ssense.com @ssense pic: @artem_baliuk

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Aujourd’hui, la contrefaçon ne fait plus peur. Elle constituerait plutôt un excellent coup de pub pour les deux parties concernées par le phénomène. Dernière « arnaque » en vue ? Alessandro Michele qui frappe certaines de ces pièces d’un logo GUCCY , remplaçant le « i » initial par un y, malin.