Vêtements 2 en 1 ou vêtements hybrides, qu’est-ce que c’est ?

Il y a cinq ans, Alice Pfeiffer s’offusquait à l’idée de combiner un jean et un sweat en voyant débarquer l’ex-Hannah Montana, alias Miley Cyrus avec ledit jweat. Pourtant, aujourd’hui, ce ne sont pas ce genre de combinaisons de vêtements, plus farfelues les unes que les autres, qui manquent !

Demna Gvasalia, le maître du genre ?

Avec ses cuissardes-pantalon comprendre, qui font office de chaussures ET de pantalon, le directeur artistique de Balenciaga a inspiré les marques de « fast fashion » pour présenter les fameux-ses –on peine à trouver un « genre » à ces pièces !- sock boots. Ce must(to)have a bien évidemment fait le bonheur de plus d’une modeuse avant de tomber entre les mains du commun des mortels, faisant ainsi passer leur perplexité en une jubilation sans bornes. Toutefois, et après les prouesses de Mr Gvasalia, c’est bel et bien lors de la dernière fashion week tunisienne que ces vêtements ont eu leur quart d’heure de gloire.

Les pièces hybrides de Hédi ben Mami

Le jeune designer a fait d’une pierre deux coups en conciliant entre vêtement éthique avec une collection 100% denim donc éco-responsable et économique –tout en étant « esthétiquement » abordable- via des pièces deux en un. Salo-sweat –fusion entre une salopette et un sweat-, chemises-pull le tout, assemblé façon patchwork, Hédi a, en quelque sorte, mainstreamisé une « tendance » qui, avouons-le, se rapprochait de l’importable –sauf pour le skirt, cette contraction entre un short et une jupe-.

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La claquette/banane Nike ou le cas désespéré de la mode 

Bluff titanesque ou véritable révolution pour nos petons ? La marque à la virgule titille notre curiosité en laissant planer le doute sur cette « chaussure » aux airs d’acide house . La claquette/banane est la fusion entre une claquette classique et une mini-banane, parfaite pour toute personne nostalgique à ses années « camping paradis ». Mais, blague à part, on avoue que cette pièce prouve deux choses. Les « gens de la mode » aiment bien simuler que la création est un jeu d’enfants, accessible à tous puisqu’on peut « hybridifier » nos tenuesvia la reprise du slogan punk « fais-le toi-même » mais surtout, on joue, aujourd’hui, sur l’émotion avec ce bond vers le « passé ». Banane, claquettes, dad shoes… toutes ces pièces font partie de notre vestiaire de lycéen, un vestiaire qui mime une époque plus heureuse, teintée d’une nostalgie douce.

#nikeclaquettesbanane

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Alors oui, ces pièces coûtent les yeux de la tête et sont légèrement ovniesques mais on parie qu’elles se vendent/vendront, pour les « vêtements » à venir, comme des petits pains. Pourquoi ? Parce que la mode a compris qu’on a TOUS envie de rêver dans un monde désenchanté.