Zara: 40 pièces à shopper d’urgence !

Souvent décrits comme un catwalk sur plusieurs étages, les magasins Zara sont toujours à la tête du peloton fashion. Comptez une à deux semaines pour trouver les tendances repérées lors de la fashion week. Une sacrée aubaine pour un budget moyen. Mais en fait, comment fait cette enseigne pour devenir un microcosme fashion ? 

Historiette et cie: Zara, un conte de fée au XXème siècle !

Tout a commencé fortuitement. En effet, Amancio Ortega, le père de la marque, a repéré lors d’une flânerie un superbe négligé en soie qu’il s’est empressé de reproduire afin de l’offrir à sa fiancée. Restrictions budgétaires obligent, ce « présent », symbole passionnelle par essence, a plu au « squad » de la fiancée et c’est ainsi que le bonhomme, en parfait génie du savoir-faire mais surtout des affaires, a commencé à transposer le « style podium dans la rue ». Une affaire  qui s’est avérée florissante en plein boum « capitaliste ». Bref, on était en train d’assister à la démocratisation de la mode…

C’est seulement vers les années 90 que la marque ibérique s’est universalisée en s’implantant  à New-York, le héraut de la mode, avant de conquérir l’Europe. Aujourd’hui milliardaire, ce « pape » du bon marché, mine de rien (la griffe espagnole fait primer  la qualité malgré des prix affriolants, d’où son succès) est en fusion complète avec la fast-fashion. Marc Tungate souligne à ce propos que « Zara est réputé pour sa capacité à interpréter à petits prix la mode des podiums avec une rapidité époustouflante. » Toutefois, ce concept magique : qualité/repérage speed/prix alléchants indigne les créateurs. L’engouement pour la marque dépasserait la sphère du prolétaire pour toucher toutes les classes. On assisterait même aujourd’hui à une Zara Mania.

Les prix très doux de la marque (doux comparés à l’industrie du luxe ou du quasi luxe) sont en grande partie dus à l’absence de pub. Zara dépense zéro centime dans les spots et les campagnes, préférant ainsi se concentrer sur « la rotation rapide des stocks » et sur la construction de ses boutiques dans plusieurs villes. Elle ferait ainsi l’impasse sur le critère de popularité. Evidemment, en voyant toutes les da-dames et leurs fi-filles chéries fouler le bitume avec les sacs quasi iconiques « griffées » Zara, on ne peut pas s’empêcher de flairer cette pub, paradoxalement, tape-à-l’œil et invisible !

Que shoppez de cet Antre de la branchittude ?

Si tout chez Zara est IN, quitte à friser le What Ze Fuque, la rédac’ a préféré sélectionner 40 pièces indispensables pour la saison. Des mules « mammouth » vues notamment chez Sonia Rykiel, en passant par une pléthore de jeans patchés, destructurés bref customisés à l’envi ou ces chaussures bi-couleurs faussement classiques (coucou Jacquemus) sans oublier la minaudière OVNI, dans le sillage des élucubrations stylistico-poétiques d’un Alessandro Michele… on ne pouvait pas non plus esquiver le néo-fun prôné par des DA quadra’,  cool kids endurcis des nineties qui se sont hissés au rang de « mentors » pour nos millennials. Sensualité et sensibilité ont aussi trouvé dans le denim un hôte de choix. Aujourd’hui, les fleurs ne font plus mémères. Esprit iconoclaste oblige, une robe garden party se mue sans problème en une pièce rock’n’roll ou kitsch. Délavé, rouge sang ou même intensément noire, la fleur deviendrait  baudelairienne avec la subtilité de cette ambivalence…

Mais la mention spéciale revient (unanimement) à cette jupe vichy que la rédac se targue de nommer « désir ». Celle-ci a conquis en quelques clics le  » dressing 3.0″ de toute influenceuse digne de ce nom !

La rédac a activé son GPS mode rien que pour vous et voici ses meilleures trouvailles!